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Les 12 nominés aux 25e Trophées de l’INPI... et pourquoi il ne sera pas facile de les départager

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Par publié le à 13h45

Les 12 nominés aux 25e Trophées de l’INPI... et pourquoi il ne sera pas facile de les départager

Back to the Future ! En choisissant comme thème "De fil en avenir" pour leur 25e édition, les Trophées de l'Institut national de la propriété industrielle (INPI) veulent valoriser les entreprises et les laboratoires qui ont su s’appuyer sur leur histoire pour innover. Neuf entreprises et trois centres de recherche, qui se sont distingués par l’exemplarité de leur stratégie de propriété industrielle, sont en lice. Mais départager ces 12 nominés ne va pas être facile...

Mako Créations, Obut, Saint James, Procédé Chénel International, Laporte… les noms de ces entreprises fleurent bon le made in France… et le passé. Ces entreprises n’ont pourtant rien à envier aux start-up comme AlertGasoil, Nerwind, Urban Hello ou Wandercraft. Ces neuf entreprises, toutes nominées aux 25e Trophées de l'INPI, ont chacune leur chance. Car ce n’est pas leur modernité ou leur capacité d'innovation qui feront la différence, mais l’exemplarité de leur stratégie en matière de design, de marque ou de brevet. Trois laboratoires publics concourrent pas ailleurs pour le trophée Recherche. Le jury, présidé par le pâtissier Pierre Hermé, devra choisir les quatre lauréats de l’innovation 2016, dont les noms seront dévoilés le 14 décembre. Présentation des 12 nominés, qui ne seront pas faciles à départager.

Catégorie Design

New Wind (2 dessins et modèles / 2 marques / 3 brevets) New Wind, qui emploie 15 salariés pour 225 000 euros de chiffre d'affaires, a développé un arbre à vent, système éolien biomimétique qui capte le moindre souffle d’air par un ensemble de petites turbines silencieuses en forme de feuilles, les Aéroleafs. Il peut fournir jusqu’à 3 000 kWh d’électricité par an, soit l’équivalent de 83 % de la consommation d’un foyer, hors chauffage. Le design a été confié à Claudio Colluci, qui a fait disparaître câbles, pales et générateurs dans la forme même de l’arbre. Plus de trois ans de R&D ont été nécessaires pour s’adapter parfaitement à la courbe du vent, sans inertie, et atteindre ainsi l’efficience énergétique.

UrbanHello (3 dessins et modèles / 2 marques / 1 brevet) Après avoir repensé le téléphone fixe avec le Home Phone et son son HD à 360, la start-up UrbanHello (3 salariés), créée en 2012, a imaginé développer un réveil qui apprend à dormir aux enfants, REMI. Issu d’une démarche de design thinking, il instaure une routine efficiente dans les habitudes du coucher et du lever. Contrôlable depuis un smartphone, il capte l’ambiance sonore de la pièce, diffuse à distance la voix rassurante des parents mais aussi musiques, comptines ou histoires.

Procédé Chénel International (1 dessin et modèle / 12 marques / 75 brevets) Du papier, des idées et un grand savoir-faire technique : ce sont les ingrédients qui permettent aux Procédés Chénel de se renouveler depuis 1896 ! Cette entreprise familiale (16 salariés, 3,5 millions d'euros de CA) est spécialiste des architectures de papier, autrement dit, des décors pour des stands et lieux d’accueil au public. Cette année, Procédés Chénel fêtera ses 120 ans avec une exposition « carte blanche au papier » impliquant 30 créateurs.

Catégorie Marque

Mako Créations (7 marques) Précurseur des loisirs créatifs, Mako Créations a accompagné 3 générations de Français depuis 1970. En 2014, Anne Beuchet découvre que la marque, qui a disparu des rayons depuis 20 ans, existe toujours, et la rachète. Elle la modernise pour séduire une nouvelle génération et en développe la gamme en continu.

Obut (37 marques françaises / 85 dessins et modèles / 10 brevets) Obut (104 salariés, 16 millions d'euros de CA) fabrique des boules de pétanque depuis sa création en 1955. Trois générations ont transformé la petite entreprise familiale en géant mondial, productrice de 2 millions de boules par an. La marque a su faire face aux aléas du marché, notamment face à la concurrence asiatique, en capitalisant sur le savoir-faire de ses 6 métiers, en développant encore plus le haut de gamme et surtout en innovant sans cesse.

Saint-James (12 marques / 15 dessins et modèles) Née en 1889 dans la ville éponyme, au pied du Mont-saint-Michel, Saint-James (300 salariés, 53 millions d'euros de CA), labellisée en 2013 « Entreprise du Patrimoine Vivant », fabrique l’iconique pull marin. La première innovation de la marque a été de transposer très vite l’univers marin au cœur des villes et de faire de ses produits des incontournables du vestiaire tendance. Depuis une dizaine d’années, la marque a également développé une large gamme de sportswear chic, avec deux collections et 205 nouveautés par an.

Catégorie Brevet

Wandercraft (5 brevets / 3 marques / 1 dessin & modèle) Wandercraft — de l’anglais « to wander » et « craft » soit « l’art de se promener » — veut aider les personnes n’ayant pas l’usage de leurs membres inférieurs à se lever, se maintenir stables et marcher à une vitesse normale sans béquilles. La start-up (24 salariés), créée en 2012, a développé un exosquelette, qui s’appuie sur les algorithmes de marche développés pour les robots humanoïdes. Les premiers essais cliniques sont prévus fin 2016 et la commercialisation en 2017, avec un objectif de 3000 ventes à l’horizon 2020.

Avenir développement durable / Alergasoil (brevet dans 58 pays / 4 marques) Conçue initialement pour lutter contre le vol de carburant dans les entreprises, la technologie Alertgasoil, brevetée par la PME Avenir Développement Durable en 2009 et labellisée Cleantech, est un outil unique de mesure et de gestion du carburant. Elle repose sur un objet connecté qui mesure l’état des stocks en temps réel au niveau de chaque réservoir, permettant aux transporteurs d’ajuster instantanément leur comportement. L’entreprise, dont la moitié des 42 salariés est dédiée à la R & D, vise le transport routier, le secteur ferroviaire, maritime et le transport de voyageurs. Elle veut s’implanter dans douze pays européens d’ici 2017.

Laporte (15 familles de brevets / 30 marques / 19 dessins et modèles) À l’aube des années 1930, Émile Laporte découvre le ball-trap en Angleterre et l’importe en France. Il imagine les premiers lanceurs manuels et se lance dans la fabrication de pigeons d’argile, petits disques creux qui, lancés en l’air, sont pulvérisés par les tireurs. La société (125 salariés, 18 millions d'euros de CA), qui est la seule à fabriquer à la fois les cibles et les lanceurs, s’est diversifiée dans le paintball. Avec 200 millions de cibles et 3 000 lanceurs produits par an, l’entreprise a prévu, d’ici 2017, de doubler sa surface de production et d’augmenter d’autant sa main-d’œuvre.

Catégorie Recherche

Institut Langevin (40 familles de brevets déposées depuis 2012 / 8 licences) L’institut Langevin (135 personnes, dont 37 chercheurs) est né en 2009 de la fusion du laboratoire « Ondes et Acoustique », créé et dirigé par Mathias Fink, et du laboratoire d’Optique Physique, dirigé par Claude Boccara. Aujourd’hui dirigée par Arnaud Tourin, cette unité mixte de recherche du CNRS allie recherche fondamentale de haut niveau et recherche appliquée : de l’imagerie multi-ondes (acousto-optique, photo-acoustique, élastographie par ultrasons ou IRM) aux techniques de focalisation (retournement temporel, filtre inverse, contrôle de front d’ondes). Le concept de retournement temporel, inventé par Mathias Fink au début des années 90, ont ainsi donné lieu à la création de plusieurs start-up.

LAPHIA (17 familles de demandes de brevets déposées depuis 2012 / 3 licences / 20 start-up et TPE créées en 10 ans) Financé par l’Initiative d’excellence de l’université de Bordeaux, Laphia (250 personnes, dont 120 chercheurs) vise à créer un consortium autour des sciences de la lumière comme l’optique, la photonique, les lasers. Elle fédère une vingtaine d’équipes, réparties en onze laboratoires, autour de trois axes : laser et physique des hautes densités d’énergies, photonique et matériaux, imagerie innovante.

IETR (32 familles de demandes de brevets déposées depuis 2012 / 4 licences) L’Institut d’électronique et de télécommunications de Rennes, IETR (348 personnes), regroupe les équipes de recherche du CNRS, l’université de Rennes, l’Insa de Rennes, Centrale Supélec et l’université de Nantes. Il allie des compétences et un savoir-faire de haut niveau en microélectronique, image, propagation, antennes, compatibilité électromagnétique, systèmes de communications, automatismes, matériaux fonctionnels et polarimétrie radar. Il collabore avec de nombreux partenaires industriels comme récemment et par exemple la société Dephasium LTD, avec laquelle il a co-développé la technologie « Ancilia », une coque de smartphone antiradiation permettant de réduire jusqu’à 99 % le rayonnement des ondes. 

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