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Le train miniature … c’est pas nouveau, quoique !

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Par publié le à 12h21

Le train miniature … c’est pas nouveau, quoique !

Des chefs d'oeuvre de technologie

Le train miniature a une image désuète dans l’esprit de beaucoup. Pourtant cela a été de tous temps une industrie qui a fait appel aux meilleures technologies disponibles sur le marché pour offrir au plus grand nombre des modèles aussi précis que possible à des coûts abordables. Ainsi, aujourd’hui le numérique est-il présent dans toute la chaine, du développement jusque dans le produit fini.

Ah Noël, les yeux des enfants écarquillés devant le monceau de cadeaux amoncelés au pied su sapin, les jouets, les trains électriques … une image dépassée à l’heure de la high-tech triomphante, de l’internet pour tous et des consoles nomades de jeu en réseau.

Pas si sûr ! Car le train électrique miniature flirte lui aussi avec la high-tech. Et cela a été vrai de tous temps.

Le train était au 19e siècle synonyme de high-tech, aussi des artisans ont-ils dès 1860 fabriqué et peint à la main des modèles réduits à grande échelle de ces engins, pour satisfaire les enfants des familles les plus riches. De véritables pièces d’orfèvrerie très recherchées.

Mais les fabricants de jouets de l’époque ont vite décelé un marché prometteur et ont industrialisé les process de fabrication. Ainsi de 1880 à 1920 a-t-on vu se généraliser les fameux ‘‘tin-plate’’, savants assemblages de tôle peintes faits par des marques comme American Flyer, Bing, Marklin… qui aujourd’hui valent des fortunes.

Les gammes, outre les locomotives, voitures à voyageurs et wagons à marchandises, se sont étoffées de multiples accessoires (signalisation, bâtiments, tunnels…). De curiosité de salon, reflet de la technologie moderne, nous étions passés au jeu.

Les technologies de fabrication évoluant, les process et les matériaux ont changé, à la fois pour réduire les coûts et améliorer la fidélité des modèles. Après le zamak au tournant de la guerre, on a vu arriver la matière plastique injectée, qui grâce à des marques comme Hornby ou Jouef démocratisèrent ce jeu dans les années 50 et 60.

Depuis, la technologie aidant, les modèles n’ont cessé de faire des progrès. Certains modèles de précision de haut de gamme sont constitués de milliers de pièces en laiton photo-découpées ou usinées avec grande précision. Leur prix atteint celui d’une voiture !

L’ère du numérique

Aujourd’hui les fabricants font toujours appel au meilleur de la technologie pour créer et animer leurs modèles. Fini le rhéostat pour commander un seul modèle sur une voie unique. Les locomotives motorisées par des micromoteurs haut de gamme sont ‘‘digitales’’. Chacune d’entre-elles est commandable de manière autonome depuis un pupitre intégrant beaucoup d’informatique, qui n’a rien à envier aux postes de régulation des chemins de fer en vraie grandeur. Sans compter les bruitages ou les caméras embarqués grâce à la miniaturisation de l’électronique. On ne joue plus au train, on conduit un train sur un réseau en respectant des horaires et la signalisation.

Côté fabrication aussi, la technologie facilite les choses. S’il faut toujours beaucoup de patience aux fabricants pour réunir la documentation sur les modèles qu’ils désirent reproduire, la CAO facilite leur création, d’autant que les spécialistes se trouvent en Corée du Sud ou en Slovénie. Les échanges de maquettes numériques et le travail collaboratif trouvent alors tout leur sens. Enfin, les différentes techniques d’impression 3D permettent de valider les prototypes avant de lancer la fabrication des moules. Des processus qui demandent encore de 10 à 24 mois suivant la complexité et la précision des modèles, avec des investissements se situant entre 200 et 250 000 euros par modèle.


                                        

                                          Quelques exemples des productions de Drim 3D


Mais cette high-tech se retrouve maintenant directement dans les mains des passionnés. La société Drim 3D, par ailleurs prestataire de prototypage rapide pour l’industrie, vient en effet de lancer une gamme de signaux mécaniques et électriques d’une très grande finesse, réalisés en prototypage rapide sur des machines 3D Systems. Une gamme de signaux appelée à se développer et qui est complétée par des bâtiments prêts à peindre. « En plus de nos modèles standard, l’utilisation d’une chaîne numérique nous permet de répondre rapidement à toutes les demandes de personnalisation en modifiant les dimensions ou en ajoutant des détails. Le tout pour quelques dizaines d’euros », me confiait ce week-end sur Rail Expo, Eric Ufarte, l’un des dirigeants de la société.

Le train miniature est bien entré dans le troisième millénaire.

Jean-François Prevéraud

 

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