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Le MIT met 8 start-up françaises à l'honneur lors du EmTech à Toulouse

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Par publié le à 09h25

Le MIT met 8 start-up françaises à l'honneur lors du EmTech à Toulouse

Clémence Franc, co-fondatrice de NovaGray, Best Tech Startup de l'année

La conférence EmTech France, organisée à Toulouse, a offert un coup de projecteur à 8 start-up françaises invitées à pitcher en public et à rencontrer des investisseurs en capital-risque. La start-up montpelliéraine NovaGray décroche le titre de Best Tech Startup 2017.

Sélectionnées en amont de l'évènement, 8 start-up françaises, sensées représenter le meilleur de la technologie française, ont été invitées à pitcher en public à l'occasion de la conférence EmTech France, organisée à Toulouse les 10 et 11 octobre par la revue du prestigieux MIT (Massachusetts Institute of Technology). L'occasion pour ces 8 jeunes pousses de s'offrir un joli coup de projecteur devant un parterre de chercheurs, entrepreneurs et investisseurs, réunis pendant ces deux jours pour échanger autour des dernières avancées en matière de robotique, intelligence artificielle, neurosciences...

Ce Start&Meet up, événement dans l'événement, où biomédecine, intelligence artificielle et transports du futur ont été particulièrement mis à l'honneur, s'est conclu par la remise d'une mention spéciale, Best Tech Startup de l'année, à la société montpelliéraine NovaGray.

Eviter les effets secondaires des radiothérapies

Créée en octobre 2015 au sein de l'Institut du Cancer de Montpellier, NovaGray a développé des tests biologiques qui permettent d'identifier, via une simple prise de sang, les patients atteints d'un cancer qui risquent de développer des effets secondaires lourds d'une radiothérapie. Un premier test a été validé pour le cancer du sein. La société cible aussi les cancers du poumon et de la prostate. « Environ 10% des patients développent des effets secondaires lourds lors d'une radiothérapie. Cela va permettre d'alerter les équipes médicales en amont des traitements pour leur éviter ces effets. Pour les autres patients, nos tests ouvrent aussi la voie à des protocoles plus adaptés », souligne Clémence Franc, co-fondatrice de NovaGray. La commercialisation à grande échelle est prévue dans un délai de deux ans. D'ici là, la start-up, qui démarre ses activité avec une équipe de 3 salariés, devrait muscler ses équipes.

Deux autres startups de medtech dans le palmarès

Dans la sélection d'EmTech, figuraient deux autres start-up impliquées dans les technologies médicales. Biomodex, basée dans les Alpes-Maritimes, imprime en 3D des répliques les organes des patients, à partir de leurs images médicales, pour aider les chirurgiens à valider leurs dispositifs médicaux et à s’entraîner avant de réaliser une opération. De son côté, la société parisienne DNA Script est venue présenter sa technologie de production d'un ADN de synthèse grâce à des enzymes naturelles, qui permet d'accélérer les travaux de recherche, que ce soit pour le médicament, mais aussi pour établir de nouvelles avancées en agronomie ou industrie chimique.

Plus proche du secteur éducatif, le projet franco-espagnol Aprendices Visuales, qui n'a pas fait le déplacement pour Toulouse, mais a préféré pitcher à distance, a développé une application pour aider les enfants autistes dans leur apprentissage de la lecture grâce à des pictogrammes. Un projet un peu particulier, dont l'ambition est de jeter les bases d'une académie en ligne, à but non lucratif.

Electronique et systèmes embarqués

Les secteurs de l'électronique et des transports n'étaient pas en reste dans cette sélection de startups. Notons ainsi la présentation de la société toulousaine AccelaD, qui a mis au point un logiciel, baptisé Acctive, qui permet de réduire les temps de cycle de conception et de développement des cartes électroniques et systèmes embarqués, grâce à la numérisation et l'automatisation de différentes étapes souvent répétitives et à faible valeur ajoutée pour l'ingénieur qui les réalise.

Deux autres sociétés toulousaines sont aussi venues pitcher : LimaTech, qui a co-déposé avec le CEA un brevet sur la sécurisation et l’optimisation d'accumulateurs Lithium-Ion, permettant ainsi de multiplier par 2,5 la durée de vie de batteries utilisées dans l’aéronautique et AirSeas, créée à l'initiative de salariés d'Airbus, pour développer une solution d'aile volante, de type kitesurf, baptisée Seawing, pour tracter les navires en mer et leur permettre d'économiser jusqu'à 20% de leur consommation de carburant.

Transports du futur... 

Ce projet ambitieux, qui associe Airbus et l'ENSM (Ecole nationale supérieure maritime) de Nantes, a été retenu l'été dernier par l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) dans le cadre du programme « navires du futur ». Une première campagne de tests est en cours, sur un bateau de la compagnie Louis Dreyfus qui assure le transport de pièces aéronautiques entre Bordeaux et Bristol pour le compte d'Airbus, avec une aile de petite dimension. L'objectif est de valider les systèmes de déploiement et de repli de la voile, du système de commande développé à partir de technologies aéronautiques utilisées pour les commandes de vol et d'un outil spécifique d'aide à la décision destiné aux capitaines de ces navires pour optimiser l'utilisation de l'aile. « Nous nous donnons deux ans pour une mise à l'échelle et l'industrialisation de notre solution », précise Vincent Bernatets, président d'Airseas.

Côté transports terrestres, Gazelle Tech, basée à Blanquefort, en Gironde, est venue présenter son concept de véhicules ultra-légers en matériaux composites, conçus pour être assemblés très facilement dans des micro-usines à implanter au plus près des clients. De son côté, Braini, créée à Rennes par Nataliya Kosmyna, docteur en informatique, travaille au développement d'interfaces qui permettraient de piloter des objets par la pensée. La technologie ne semble pas encore complètement maîtrisée.

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