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Le MathWorks nouveau est arrivé

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Par publié le à 13h39

Le MathWorks nouveau est arrivé

Traiter et gérer de gros projets en mode collaboratif

C’est devenu un rite, avec l’automne arrive une nouvelle cuvée des outils de MathWorks. L’éditeur ne déroge pas à la règle avec l’arrivée de la version 2011b. Notons l’arrivée de possibilités de gestion de projets et de travail collaboratif.

S’il est bien des logiciels dont chaque nouvelle version intéresse la totalité des concepteurs, ce sont ceux de MathWorks. C’est pourquoi j’ai rencontré Ascension Vizinho-Coutry, ingénieur d’application, spécialiste de MatLab dans la filiale française de l’éditeur, qui m’a présenté les principales nouveautés de la version R2011b des familles de produits MatLab et Simulink, sans toutefois entrer dans le détail des 85 modules.

« Pour la partie MatLab, on a amélioré la gestion des volumes croissants de données, tant en lecture qu’en importation. On peut aussi faire un chargement parcellaire des données pour ne pas charger la mémoire avec des données inutiles à l’analyse que l’on veut mener. On optimise ainsi les ressources ».

Notons que l’outil d’importation des données Excel a lui aussi bénéficié d’améliorations. « Il devient ainsi possible de préciser lors de l’importation la nature des données contenues dans les cases d’Excel (valeurs numériques, chaine de caractères…) ».

Il devient aussi possible avec cette version, grâce à la Parallel Computing Toolbox, de paralléliser les calculs sur des machines jusqu’à 12 nœuds. « Cette possibilité est offerte à la fois en local sur des machines multi-cœurs ou sur des clusters comportant de multiples machines, voire sur du Cloud Computing ».

Bien choisir sa plate-forme matérielle

Notons que ces nœuds peuvent être des GPU (cartes graphiques) très puissantes. « On gagne à les utiliser avec certains algorithmes. C’est surtout intéressant s’il y a beaucoup de produits, du convolutionnel, du filtrage, etc. S’il n’est pas matriciel, ce n’est pas intéressant, mieux vaut alors paralléliser sur des CPU traditionnels. Les utilisateurs peuvent ainsi choisir le matériel qui est le plus pertinent pour eux en fonction de leur algorithme et du volume de données à traiter ».

Notons que le logiciel est capable d’aider l’utilisateur en lui indiquant les parties de sa simulation qui sont éventuellement traitable sur des GPU, pour gagner en performances.

Lors de la R2008 était apparue la possibilité de faire de la programmation objet. Une capacité qui s’est renforcée avec l’apparition des System Object dans la version 2011a et que l’on retrouve dans les boites à outils tel Communication System Toolbox. Elle sert à générer automatiquement du Code C, via MatLab Coder. « Depuis cette dernière version, l’utilisateur peut créer ses propres System Object, optimisés pour ses besoins. Ces sont des objets que l’on peut décrire, connaitre les propriétés, les méthodes, etc. ».

Sans entrer dans le détail de toutes les évolutions des multiples modules de l’environnement MatLab, voici les listes des principales communiqués par l’éditeur : 
 

  • MatLab : démarrage plus rapide sur Windows grâce à Startup Accelerator, lecture et écriture de parties de tableaux à partir de fichiers MAT et nouvel outil d’importation de feuille de calcul ;
  • Parallel Computing Toolbox : augmentation du nombre de workers locaux de 8 à 12 ;
  • Image Processing Toolbox : traitement d’images de grandes dimensions en blocs parallèles avec l’outil Parallel Computing Toolbox ;
  • Global Optimization Toolbox : programmation non linéaire d’entier mixte dans le solveur d’algorithme génétique ;
  • Statistics Toolbox : méthodes Lasso et Elastic-Net pour la sélection de variables en utilisant la régression linéaire à partir d’ensembles de données de large dimension ;
  • Financial Derivatives Toolbox : Cotation et calculs de sensibilité pour des provisions de fonds d'amortissement, des titres et des obligations à coupon ;
  • Data Acquisition Toolbox : mesure possible pour les accéléromètres IEPE ;
  • Instrument Control Toolbox : prise en charge de la communication série Bluetooth ;
  • Bioinformatics Toolbox : navigateur NGS pour l’affichage du suivi de données d’alignement de séquences archivées aux formats SAM/BAM ;
  • Robust Control Toolbox : mise au point automatique d’architectures de contrôleur arbitraires ;
  • MatLab Coder : génération de fonctions MEX avec processeur multi-cœur à l’aide des boucles FOR parallèles. 
     

L’arrivée du travail collaboratif

Il y a aussi de multiples évolutions du coté de l’outil Simulink. « Les plus importantes à mon sens sont l’apparition de Simulink Project et de Simulink Code Inspector ».

Simulink Project donne la possibilité aux utilisateurs de Simulink de travailler dans un environnement collaboratif. C’est une interface graphique facilitant la gestion et le partage des fichiers, pour architecturer leurs projets et en avoir une vue structurée. Il intègre aussi l’environnement de gestion de configurations Subversion-SVN. Il devient ainsi possible à de multiples utilisateurs de Simulink de gérer des évolutions de projets sans avoir à quitter leur environnement de travail familier.

Simulink Code Inspector est un outil qui permet la revue automatique du code source généré à partir de modèles Simulink. « Cela prouve que le modèle et le code source généré sont équivalent aux niveaux structurel et fonctionnel notamment en respect des normes DO-178B ».

Rappelons que les normes DO-178B (Software considerations in airborne systems and equipment certification) fixent les conditions de sécurité applicables aux logiciels critiques utilisés en avionique. Elles précisent notamment les contraintes de développement liées à l'obtention de la certification d'un logiciel d'avionique.

Là aussi, sans entrer dans le détail de toutes les évolutions des multiples modules du simulateur Simulink, voici les listes des principales communiqués par l’éditeur : 
 

  • Simulink : gestionnaire de projet pour la gestion de configuration de fichiers .MAT, des scripts, de composants de modèle et des bibliothèques ;
  • Simulink Coder : exécution simultanée sur processeurs multicœurs pour des cibles basées sur des hôtes et xPC Target ;
  • Embedded Coder : couverture de code avec LDRA Testbed et profilage d’exécution de fonctions pour les tests SIL et PIL ;
  • Simulink Fixed Point : mise à l’échelle automatique à l’aide de plages de signaux dérivés ;
  • Simulink Design Optimization : contraintes relatives au domaine des fréquences pour l’optimisation de modèle ;
  • SimElectronics : modèles de dispositifs semi-conducteurs avec comportement relatif à la température et ports thermiques configurables ;
  • SimEvents : simulation à événements discrets plus rapide et modélisation simplifiée de systèmes hybrides ;
  • IEC Certification Kit : prise en charge ISO 26262 pour Simulink Design Verifier et Simulink Verification and Validation.


La version R2011b est disponible dès à présent. Elle est fournie aux utilisateurs disposant d’un abonnement valide de maintenance logicielle pour installation immédiate.

Notons que cette version sera au cœur de la journée MatLab Tour qui aura lieu le 21 octobre à Paris.

A la semaine prochaine

Pour en savoir plus : http://www.mathworks.com

Jean-François Prevéraud, journaliste à Industrie & Technologies et l’Usine Nouvelle, suit depuis plus de 30 ans l’informatique industrielle et plus particulièrement les applications destinées au monde de la conception (CFAO, GDT, Calcul/Simulation, PLM…). Il a été à l’origine de la lettre bimensuelle Systèmes d’Informations Technologiques, qui a été intégrée à cette lettre Web hebdomadaire, dont il est maintenant le rédacteur en chef.
 

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