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La sonde Insight s’est posée sur Mars

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Par publié le à 09h48

La sonde Insight s’est posée sur Mars

A gauche, la coque de protection du sismomètre SEIS, à droite le bras robotisé replié. Au loin, l'horizon de la planète rouge sur cette image envoyée quelques heures après l'arrivée de la sonde Insight sur Mars.

Le 26 novembre 2018, à 20h55 (heure française), la sonde Insight de la Nasa s’est posée sur le sol de la planète rouge. Ses instruments scientifiques – un sismomètre et un capteur de température – seront déployés dans les semaines qui viennent pour fournir de nouvelles données sur le sous-sol de Mars.

Pendant quelques instants, le temps s’arrête. Les secondes n'ont plus d’importance. Seuls les mètres comptent : « altitude 600 mètres, 400 mètres, 300 mètres,… 17 mètres ». Le silence absolu dans l’auditorium de la Cité des sciences et de l’Industrie est alors interrompu par un « Touchdown confirmed » en provenance du Jet Propulsion Laboratory (JPL, Californie). Explosion de joie et tonnerre d'applaudissements. Enfin, la voix tremblante de Philippe Lognonné pour adresser ses remerciements en dit long sur la pression qui retombe. Le professeur à l'université Paris Diderot est l’investigateur principal du sismomètre SEIS embarqué à bord d’Insight. Partie le 5 mai dernier, la sonde de la Nasa vient de se poser sur le sol martien à 20h55 (heure française) le 26 novembre 2018.

La Cité des sciences accueillait le grand public et les équipes ayant travaillé sur le projet pour retransmettre les événements en direct et détailler l’historique et les objectifs de la mission : fournir des informations sur la structure interne de Mars. Pour cela, la sonde emporte un sismomètre (SEIS, pour Seismic Experiment for Interior Structures). Né dans les laboratoires de l’Institut de physique du globe de Paris dans les années 1990, il a été réalisé et intégré pour une utilisation spatiale par Sodern, filiale d’Arianegroup. Le Centre national d’études spatiales (Cnes) en a assuré la maîtrise d’ouvrage pour le compte de la Nasa. Un instrument de mesure de la température du sous-sol, baptisé HP3 et fourni par l’agence spatiale allemande, sera également déployé.

Premières images

Dans les heures qui ont suivi l’arrivée sur Mars, la Nasa a publié une photo nette de l’horizon martien en confirmant que les panneaux solaires ont bien été déployés et que les batteries se chargent. Une première photo du sol, légèrement brouillée par de la poussière sur la lentille de protection de l’appareil, avait été publiée quelques instants après l’atterrissage.

Les images reçues - en plus d’en mettre plein les yeux - serviront à déterminer l’endroit exact où seront déployés les deux instruments scientifiques de la mission. « Une équipe travaille depuis des mois sur des algorithmes pour modéliser le terrain à partir de ces images, indique Philippe Laudet, chef de projet SEIS pour le Cnes en duplex du JPL. Les résultats devraient arriver autour du 10 ou du 12 décembre. » Un bras robotisé déposera alors les outils l'un après l'autre sur le sol de la planète rouge. Le sismomètre d’abord, fin décembre. HP3 ensuite, courant janvier 2019. Rendez-vous en début d'année prochaine pour la réception et l'exploitation des premières données.

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