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La révolution SpaceX décryptée par François Chopard, président de Starburst Accelerator

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Par publié le à 11h50

La révolution SpaceX décryptée par François Chopard, président de Starburst Accelerator

SpaceX a créé l'évènement mardi soir avec l'essai de son lanceur ultrapuissant Falcon Heavy, qui a expédié dans l'espace...une Tesla Roadster rouge, autre produit emblématique du fondateur de la société, Elon Musk. Les deux boosters latéraux ont effectué une redescente contrôlée et se sont reposés au sol. L'objectif à terme consiste à récupérer aussi le corps principal. Une approche novatrice destiné à tirer drastiquement les coûts à la baisse, et un coup de maître pour Elon Musk, déterminé à révolutionner l'industrie spatiale. François Chopard, Président de Starburst Accelerator, a décrypté pour Industrie & Technologies l'impact de l'irruption de ces nouveaux acteurs dans un secteur jusque-là contrôlés par les agences spatiales des Etats. Nos lecteurs peuvent retrouver son interview complète et une enquête exhaustive sur le sujet dans notre dossier « Objectif Mars : l’industrie à la conquête du ciel » paru dans le n°1006 d'Industrie & Technologies, daté de février 2018.

 

Quelle sera la place du privé dans les prochains défis de l'industrie spatiale ?

Très grande ! Par exemple, la prochaine station spatiale sera privée. L’exploration et l’exploitation des champs d’astéroïdes seront, elles aussi, privées. Depuis l’émergence de SpaceX, les initiatives privées se sont largement multipliées. Dans ce contexte, les start-up auront un rôle important à jouer. Si elles n’apportent pas forcément de ruptures technologiques, elles travaillent à fournir des services moins chers ou répondant davantage à la demande. On voit apparaître beaucoup de nouveaux services et modèles économiques.

Quelles relations entretiennent les start-up et les agences nationales ?

La Nasa a développé relativement tôt une culture tournée vers les start-up. C’est elle qui a permis, en partie, le développement de SpaceX et qui a donné un contrat de 20 millions de dollars à la jeune pousse Made In Space pour mettre au point une imprimante 3D à destination de la Station spatiale internationale. L’Agence spatiale européenne (ESA ) et le Cnes s’engagent également dans cette voie. Globalement, les agences spatiales financent de plus en plus de projets de start-up liées au spatial. L’ESA commence à mettre en place des contrats spéciaux pour accélérer les nouvelles technologies qui partiront prochainement dans l’espace. En France, le système des « start-up boosters », mis en place par Bpifrance, permet d’accompagner le financement de projets liés au spatial.

Les nouveaux géants du secteur, SpaceX en tête, disent viser Mars. Sont-ils suivis par d'autres entreprises ?

Ce sont les Américains – Elon Musk, le patron de SpaceX, en tête – qui, à l’origine, ont poussé ce projet. Ils ont depuis été suivis par d’autres pays comme l’Europe, le Japon, la Chine ou encore l’Inde. Viser Mars donne un horizon à l’industrie spatiale. Cet objectif la fédère et porte ses efforts dans une direction clairement définie. Cependant, toutes les petites structures ne peuvent pas s’agréger autour de ce projet, pour la simple raison qu’il n’existe pas encore de modèle économique viable ni de retour sur investissement supportable, du moins pas à court terme, avec l’exploration de Mars.

Est-ce difficile pour une start-up de subsister dans cet environnement exigeant ?

C’est un contexte très difficile pour les petites structures. Jusqu’à présent, la plupart des start-up se trouvaient aux États-Unis, du fait des financements de la Nasa et de l’Agence de développement technologique de l’armée américaine, la Darpa (Defense advanced research projects agency), qui possèdent un programme de soutien sans équivalent en Europe. Néanmoins, les choses évoluent sur le Vieux Continent et des aides sont désormais accessibles. Depuis un an, de nouveaux projets y ont vu le jour.

 

 

>> Découvrez l'intégralite de notre dossier « Objectif Mars : l’industrie à la conquête du ciel » dans Industrie & Technologies n°1006 (février 2018).

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