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La réalité virtuelle au service du contrôle aérien

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Par publié le à 11h42

La réalité virtuelle au service du contrôle aérien

Thales a développé un démonstrateur qui facilite le contrôle aérien à distance grâce à la réalité virtuelle. Ce dispositif permettrait, selon son concepteur, de simplifier les infrastructures au sol tout en augmentant la sécurité.

C’est l’une des spécialités du groupe Thales : la gestion du trafic aérien. Or ce dernier va presque doubler dans les vingt prochaines années, d’où la nécessité de trouver des solutions innovantes pour digérer la croissance prévue. L’une d’elles passe par les technologies de la réalité virtuelle et du contrôle à distance. Thales a ainsi développé un démonstrateur, baptisé Remote Tower, qu’il a présenté lors de ses journées consacrées à l’innovation, le 1er mars dernier. Ce projet figure en bonne place dans Sesar, le programme européen de R&T pour l’amélioration du trafic aérien en Europe.

Dans ce dispositif, les contrôleurs aériens disposent d’un casque d’immersion virtuelle pour visualiser les mouvements d’avions sur un aéroport, et les appareils en approche. Au travers de ce casque, ils peuvent virtuellement évoluer dans tous les recoins de l’aéroport y compris en prenant de la hauteur, de façon à avoir une vision globale de l’aéroport, des pistes d’envol comme des taxiways ou des avions au parking. Comme si le contrôleur aérien était à bord d’un hélicoptère.

Le démonstrateur Remote Tower fonctionne avec un réseau de caméras infrarouges installées dans tous les points clés de la plateforme, offrant une vision tout temps. De sorte que théoriquement, ce dispositif supprime des contraintes météos tel que le brouillard épais, qui normalement empêche les avions de décoller ou d’atterrir. Ce réseau, alimenté avec les données réelles du trafic aérien, permet en théorie de reconstituer le système de surveillance coopératif par satellite (en jargon l’ADS-B) des avions autour d’un aéroport. Il est prévu que le système soit par ailleurs doté d’un dispositif relié à ces caméras permettant au contrôleur de visualiser sur ses mains toutes les informations clés concernant un vol, et ainsi donner l’autorisation d’atterrir ou de décoller.

Pour mettre au point ce démonstrateur, le groupe Thales a travaillé avec la société canadienne Searidge Technologies, spécialiste du contrôle à distance via la vidéo. « L’avantage de la réalité virtuelle est qu’elle permet une meilleure visualisation des avions en approche et donc, cela favorise la sécurité aérienne », souligne Cyril Layes, responsable du projet chez Thales. Surtout, le Remote Tower permet de gérer le trafic aérien de plusieurs petits aéroports en même temps à partir d’un seul centre de contrôle, puisque les contrôleurs peuvent visualiser en réalité augmentée le trafic. Comme on le souligne chez Thales, c’est aussi un moyen d’absorber la croissance future du trafic aérien sans trop embaucher de contrôleurs ou sans multiplier les infrastructures.

Par exemple, la future troisième piste de l’aéroport de Hong Kong pourrait être gérée par un système de ce type, ce qui permettra de ne pas construire une troisième tour de contrôle. Mais avant qu’un tel dispositif soit adopté par les aéroports, il faudra passer par de nombreuses étapes, et notamment par la validation des process par Eurocontrol, l’organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne. Le groupe français teste toutefois ce système en Norvège et en Suède

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