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La plus grande éolienne au monde se frotte aux conditions réelles

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Par publié le à 11h19

La plus grande éolienne au monde se frotte aux conditions réelles

Siemens Energy a démarré les essais en conditions réelles de son nouveau rotor de 154 mètres sur une éolienne offshore de 6 MW à Østerild, au Danemark. C’est le premier rotor de ce diamètre à affronter les conditions extrêmes de la mer.
 

Vertigineux : avec ses pâles pales mesurant 75 mètres de longueur balayant un diamètre de 154 mètres, la turbine SWT-6.0-154 de Siemens Energy se classe comme la plus grande au monde… à un cheveu des 150 mètres de l’Haliade 150 d’Alstom Wind. Après sa concurrente en mars 2012, le gros bébé de Siemens a été inaugurée à son tour en conditions réelles sur une patef-orme d'essais à Østerild, au Danemark. Elle doit produire 25 millions de kWh d’électricité en mer, soit assez pour alimenter 6 000 foyers.

Dans un premier temps, les essais auront lieu sur la terre ferme. Dès le début de l'année prochaine, deux prototypes supplémentaires seront testés dans les conditions dures de l'environnement marin sur le parc britannique de Gunfleet Sands. Depuis mai 2011, la turbine de Siemens tournait avec un rotor de 120 mètres. Le retour d’expérience étant positif, Siemens a passé la vitesse supérieure avec ce rotor de 154 mètres.

Des choix de conception drastiques

Pourquoi une telle course à la longueur ? Pour améliorer la prise au vent… et produire plus d’électricité avec une seule machine, la majeure partie des coûts étant liée à son installation et son entretien. Une telle envergure – chaque pâle est aussi longue que l'aile d’un Airbus 380 ! - ne va pas sans risques de cassure. Au niveau du rotor, Siemens a ainsi privilégié la robustesse d’un entrainement direct. Celui-ci s’économise les engrenages mécaniques des boites de vitesse des éoliennes terrestres, sources de pannes bien identifiées. L’industriel allemand a aussi misé sur le poids : sa turbine affiche un poids de ''seulement'' 200 tonnes. Cette légèreté toute relative est atteinte grâce à un procédé de fabrication des pâles en un seul bloc, sans point de jonction.

Entre l’Haliade 150 d’Alstom et la SWT-6.0-154 de Siemens, les nouveaux mastodontes de l’énergie éolienne semblent destinés à conquérir la mer. Alstom va en équiper trois parcs issus du premier appel d’offre français sur l’éolien offshore. De son coté, Siemens a conclu en juillet 2012, un accord avec l’énergéticien danois Dong Energy pour la livraison de 300 turbines de ce type. Elles devraient être installées notamment au large du Royaume-Uni.

Hugo Leroux

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