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La nature conseille les ingénieurs

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Par publié le à 09h00

La nature conseille les ingénieurs

1 400 stratégies du vivant recensées sur Ask Nature.

La base de données en ligne Ask Nature donne la possibilité d’interroger le vivant : a-t-il la solution pour fabriquer un matériau performant, traiter un effluent ou produire de l’énergie ? Industrie & Technologies vous propose sa propre sélection.

Ask Nature recense toutes les stratégies naturelles susceptibles d’intéresser les chercheurs ou les industriels. A ce jour, la base de données contient plus de 1 400 exemples répartis en huit catégories : traitement l’information ; stockage ou distribution les ressources ; fabrication ; transformation ou dégradation de la matière… 
 
Mais le vivant dispose aussi de quelques astuces utiles au domaine de l’énergie, pour rendre les moyens de production plus efficaces ou gérer plus intelligemment la consommation. Voici quelques entreprises créés sur ce créneau, et les modèles dont elles s’inspirent :

  • Nageoires et algues pour capter l’énergie marine : l’entreprise australienne Biopower Systems intègre les formes du vivant pour mettre au point des hydroliennes qui récoltent l’énergie des vagues et des courants marins. Elle développe deux prototypes : Biowave, sur le modèle de l’algue marine, capte l’énergie des vagues en se penchant d’arrière en avant et Biostream, de forme semblable à la nageoire des grands prédateurs (thon, requin), qui profite des courants des fonds océaniques pour produire de l’énergie. L’entreprise projette d’installer en mer, d’ici à 2013, une usine pilote de modules Biostream d’une capacité de 250 kilowatts.


     
  • Tubercules de baleine pour améliorer les turbines : les nageoires des baleines possèdent de curieuses protubérances sur leur face avant. En les étudiant de plus près, le biologiste Frank Fish  a découvert qu’elles apportaient un avantage réel à la nage du colosse, puisqu’elles augmentent sa poussée dans l’eau tout en réduisant sa traînée. Depuis, l’entreprise Whale Power reproduit ces motifs sur les pales de ventilateurs industriels ou de turbines. Ces derniers étant capables de fonctionner ou de produire de l’énergie à des vitesses moindres pour des performances équivalentes.



  • Le réseau d’électricité géré comme une ruche : la communication des insectes sociaux, comme celle des abeilles, est complexe mais aussi très efficace, notamment en raison de l’autonomie qu’a chaque individu au sein de la communauté. Les créateurs de Regen Energy s’en sont inspirés afin d’améliorer la gestion des besoins en électricité. Le principe est d’équiper chaque appareil d’un capteur qui enregistre sa consommation et la communique au réseau. En retour, les flux d’énergie sont mieux adaptés aux besoins.


     
  • Chlorophylle pour capter l’énergie du soleil : les plantes vertes produisent leurs nutriments à partir du soleil, qui agit au niveau de leur pigment chlorophylien. Des encres photosensibles sont nées sur ce modèle, ainsi qu’une nouvelle génération de cellules solaires : les cellules Grätzel. L’entreprise australienne DyeSol est l’une des plus avancées en termes de développement. Elle a ainsi un partenariat avec l’aciériste Tata Steel en Europe pour fabriquer des toitures métalliques intégrant ses dispositifs.  


     


Ludovic Fery

Posez votre question à la nature :  www.asknature.org
 

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