Veille technologique

pour les professionnels de l’industrie
S’abonner

S’inscrire à l’hebdo de la techno :

Rechercher sur Industrie & Technologies

Facebook Twitter Google + Linkedin Email
×

partager sur les réseaux sociaux

La haute couture s'empare de l'impression 3D !

| | | |

Par publié le à 07h00

La haute couture s'empare de l'impression 3D !

Cette robe imprimée en 3D, signée Anastasia Ruiz, est conçue en "plastique souple".

L’impression 3D permet de concevoir des créations étonnantes. Pendant l'été, Industrie & Technologies vous propose de (re)découvrir les réalisations les plus spectaculaires du secteur ! Aujourd’hui, focus sur l’impression 3D au service de la haute couture. 

L’univers de la mode aussi se laisse séduire par l’impression 3D. Dentelées, évanescentes, sculpturales et connectées, les créations des designers s’autorisent les dessins les plus fous. Grâce à une minutieuse modélisation, les contraintes de matière, poids et taille sont pensées dès la conception pour réaliser des créations inédites, qui s’adaptent parfaitement à chacun. Reste encore un défi à relever : étoffer l’éventail de textiles imprimables en trois dimensions et gagner en fluidité, selon la société de conseil Fabulous.

La robe “Vortex”

“Je me suis toujours sentie limitée par les étapes de la fabrication, jusqu’à ce que je découvre l’impression 3D. Ca m’a ouvert l’horizon des possibles”. Diplômée de l’académie international de de stylisme et technologies, la styliste Laura Thapthimkuna a conçu son étrange robe en résine, baptisée Vortex”, par stéréolithographie. C’est en visionnant un jour un reportage sur l’espace et les trous noirs qu’elle a l’idée de réaliser cette robe qui aurait tout à fait sa place dans la garde-robe d’une héroïne de science-fiction. Près de deux ans plus tard, la jeune femme, qui a déjà entièrement modélisé la robe, lance une campagne de financement sur Kickstarter afin de rassembler les fonds nécessaires à sa fabrication.

 

 

La Kinematics

Il est fini le temps où l’on devait assembler les pièces après impression. Le studio new-yorkais Nervous System et la société américaine Shapeways sont parvenus à créer une robe imprimée en 3D en une seule fois. Comment ? Principalement grâce à un algorithme - Kinematic Fold, permettant de réduire de 85 % le volume imprimable du vêtement en le pliant. L’intérêt ? Pouvoir imprimer un objet plus grand que l’imprimante elle-même. Baptisée Kinematics, la robe a d’abord été modélisée numériquement afin de s’adapter parfaitement aux mouvements du corps. Puis imprimée par la machine EOSINT P 760, du fabricant allemand EOS. Ce sont ses 2 279 panneaux triangulaires de plastiques - rigides mais reliés par des charnières, qui permettent au vêtement, en s’articulant, de gagner en fluidité. A la sortie de l’impression, la robe, finalisée, s’apparente à une délicate dentelle fleurie. La petite dernière, la “Kinematics petals dress”, sortie en 2016, en est une version encore améliorée. Ce sont cette fois 1 600 pétales qui s’assemblent entre eux pour épouser mouvements et formes du corps.

L’Harmonograph
Imaginée par le styliste Travis Fitch et le collectif new-yorkais ThreeAsfour, la robe Harmonograph, présentée il y a un an lors de la fashion week, présente une géométrie complexe s’inspirant de la suite de Fibonacci. Pour imprimer ces volutes noires oniriques, les créateurs se sont alliés au géant Stratasys. La robe a été conçue dans un nano élastomère, souple et très extensible, qui lui permet de se déployer das tous les sens et de créer des mouements inédits, selon ses concepteurs. Elle a été réalisée grâce à l’imprimante Objet500 Connex3, une machine multi-matériaux et multi-couleurs qui utilise la technologie Polyjet. Ce procédé de photopolymérisation consiste à projeter de fines gouttelettes de liquide photopolymères durcissables par rayon UV.

Abonnez-vous et accédez à l’intégralité de la veille technologique

Commentaires

Réagissez à cet article

* Informations obligatoires

erreur

erreur

erreur