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La Factory, le nouveau lieu de Vinci Energies pour innover sans équipe dédiée

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Par publié le à 15h25

La Factory, le nouveau lieu de Vinci Energies pour innover sans équipe dédiée

L'espace convivialité de La Factory, le lieu d'innovation de Vinci Energies

Pour innover sans R&D, le groupe Vinci Energies a créé un lieu d’innovation original, La Factory, à la fois bureau, living lab, espace de coworking et centre d’événements. Un outil dédié à la co-création via l‘open innovation. Visite.

Après la Digital Factory d’Engie, la Digital Foundry de GE, c’est au tour de Vinci Energies d’ouvrir sa fabrique à innovations « intelligentes » : la Factory. Si le nom n’a rien d’original et sa vocation d’« accélérateur de la transformation énergétique et digitale » résonne déjà comme un buzz word. Le concept du lieu, lui, est original. Dans ses 2 000 m2, au premier étage d’un immeuble peu accessible de la périphérie de La Défense, à Paris, pas de lab d’innovation de rupture, d'incubateur à start-up, de centre de R&D ou de studio de design. Non. Dans cet espace, Yves Meignié, le PDG de Vinci Energies, filiale du groupe Vinci spécialisée dans l’efficacité énergétique du BTP fédérant 1 600 entreprises et 65 400 personnes, a rassemblé là les équipes marketing des cinq grandes marques du groupe (Actemium, Omexom, Citeos, Axians et Vinci Facilities), soit une centaine de personnes, ainsi que la micro-équipe (2 personnes) de la direction innovation du groupe.

Bureau et coworking

Au centre de l’espace, organisé en quatre pétales correspondant aux quatre secteurs d’activité du groupe (industrie, infrastructures, maintenance et technologies de l’information et la communication), une agora, des espaces de coworking et des salles de réunion… mais pas de mur plein. Le lieu n’est que vitres, vers l’extérieur, mais aussi à l’intérieur. Entre de petits open space, des bulles de verre carrées abritent salles de réunion, espace de visioconférence et les bureaux, dédiés, des équipes. Pas de « flex office », ici, mais une politique de « clean desk » : chacun a son bureau avec une tablette personnelle et pour les managers, une table de réunion. Mais, en partant, tout doit être rangé pour que le bureau puisse être utilisé par des visiteurs de passage. Car en moyenne, tous les jours, 50 % des équipes sont sur le terrain. « Avec la start-up Jooxter, on teste un service de réservation de salle avec appli, QR code sur chaque bureau et visualisation sur écran en temps réel de l’occupation des espaces et des bureaux. Mais la start-up est en train de pivoter vers un système de gestion des espaces avec un objet connecté », prévient Lydia Babaci-Victor, directrice du développement et de l’innovation de Vinci Energies.

Living lab ouvert aux start-up

Une idée que Jooxter pourra aussi tester à La Factory, car le lieu est avant tout un living lab, ouvert aux start-up repérées par Vinci au salon Viva Technology ou via son nouveau fonds managérial et financier Inerbiz, mais aussi à toutes les équipes du groupe qui ont une idée d’innovation. À commencer par la direction elle-même. « Ce lieu de convergence et de passage nous permet de réfléchir à comment organiser le futur siège du groupe, à reconcevoir les espaces de travail, en observant les comportements », explique Yves Meignié. Depuis son ouverture en novembre 2016, la factory sert aussi à tester les concepts et les technologies « smart » : connexion Wi-Fi intégrale (pas de téléphone filaire), smart lighting adaptant l’éclairage à l’occupation et aux conditions, analyse de la qualité de l’air, du bruit, de la température en temps réel, plateforme IoT pour coordonner et analyser toutes les données collectées par les équipements déjà intégrés par Vinci ou testés par les start-up GreenMe, Opal, …

Co-création interne et externe

Mais la factory est aussi un lieu pour organiser des événements, petit-déjeuners thématiques sur des nouvelles technologies, hackathon ou revue de projets pour les équipes des 1 600 entreprises du groupe qui peuvent venir ici échanger avec les experts techniques du groupe et leurs clients. Et c’est là toute l’astuce du lieu. À défaut d’équipes dédiées à l’innovation, Lydia Babaci-Victor mise sur l’open innovation et la co-création. « Notre travail c’est de repérer les besoins et de trouver et tester les innovations pour y répondre », explique-elle. Les cas elle les trouve chez les clients. Les innovations elle les trouve dans les start-up, les laboratoires de recherche académiques des écoles d’ingénieurs, mais aussi en interne ou chez ses grands partenaires, Cisco, Siemens… Malin.

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