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"La chimie, plus que jamais au service de l’environnement"

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Par publié le à 15h04

La chimie, plus que jamais au service de l’environnement

Virginie Pevere est directrice du pôle de compétitivité Axelera

La clôture de l’Année Internationale de la Chimie en région Rhône-Alpes a eu lieu le 13 décembre 2011. Pour Virginie Pevere, directrice du pôle de compétitivité Axelera, les nouveaux eldorado de la chimie se situent du côté des procédés et des produits respectueux de l’environnement. Mais que range-t-on dans cette catégorie ?

La chimie au service des procédés industriels et du recyclage

En ce qui concerne le domaine industriel, il s’agit de travailler sur l’éco-efficience des procédés mis en oeuvre dans les usines. Il est possible d’intervenir à plusieurs niveaux :
 

  • en améliorant l’efficacité des procédés : l’utilisation de catalyseurs peut être dans ce cas une approche pertinente pour améliorer la sélectivité des réactions, limitant ainsi la formation de produits secondaires indésirables. C’est également une voie pour opérer à des niveaux de température plus faibles, ce qui optimise la consommation d’énergie du procédé ;
     
  • en réduisant au maximum les rejets et en développant des solutions de traitement de ces rejets pour en minimiser l’impact ;
     
  • en développant de nouvelles solutions énergétiques pour les besoins de l’usine, notamment en proposant un mix énergétique plus favorable.
 
L’utilisation de la biomasse pour générer l’énergie ou la récupération des rejets thermiques constituent de bons exemples.
 
La chimie sert aussi l’environnement par le recyclage, qui vise la valorisation des matières. Cette valorisation passe par une réutilisation dans une application identique ou différente de celle d’origine. Les matières ainsi récupérées (que l’on appelle alors des matières premières secondaires) réduisent la consommation de ressources non renouvelables.
 
Le processus global constitue les bases de l’économie circulaire. Il peut se décliner selon deux approches :
 
  • une approche court-moyen terme : il s’agit de développer une chaîne de valeur permettant la collecte, le tri et le traitement des déchets, puis la valorisation des matières récupérées. Par exemple, les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) - tels que nos petits et gros appareils ménagers, constituent une source de matière plastique potentiellement réutilisable pour diverses applications. Il en est de même pour la récupération de métaux rares ou stratégiques ;
     
  • une approche moyen-long terme : il s’agit dans ce cas de concevoir des nouveaux matériaux en intégrant dès le départ les contraintes environnementales et la recyclabilité des matières : c’est l’éco-conception.
 
 
La chimie du végétal : un pari pour l’avenir
 
L’utilisation de la chimie du végétal est un autre domaine de la chimie verte. Dans ce cas, il s’agit d’utiliser des ressources renouvelables, en lieu et place des ressources fossiles. Les possibilités sont multiples, tant pour créer de nouveaux produits que pour substituer des produits existants. A titre d’exemple, la filière oléagineuse permet de préparer des bioplastiques ou d’accéder à des tensioactifs utilisés dans le domaine des produits détergents. Les résidus agricoles ou les déchets de la filière bois constituent aussi des sources potentielles pertinentes.
Les enjeux de la chimie du végétal sont donc importants, cependant chaque nouvelle solution est à considérer avec attention, car elle doit concilier à la fois des critères économiques, environnementaux et sociétaux, en veillant tout particulièrement à évaluer l’impact sur l’écosystème existant des ressources renouvelables utilisées. 
 
La chimie est également au service de l’environnement, quand elle permet de développer directement des technologies innovantes pour la préservation des espaces naturels (l’eau, l’air, les sols, …). Quelques exemples de développement dans ce domaine :
 
  • le traitement de l’eau, en développant des solutions permettant l’élimination de composés à risque pour la santé et pour l’environnement, tels que les PCB ;
     
  • le développement de nouvelles méthodes de traitement des sols, comme la phytoremédiation qui utilise des plantes pour extraire des composés chlorés des sols et des eaux souterraines.
 
Enfin, la chimie-environnement se met au service des marchés avals, en proposant procédés et matériaux innovants, comme par exemple :
 
  • dans le transport, en développant de nouveaux matériaux tels que des plastiques techniques pour alléger les véhicules, et réduire ainsi la consommation de carburant et les émissions de CO2 ;
     
  • dans le bâtiment, en développant des solutions de traitement de l’air intérieur, permettant de réduire l’impact des composés organique volatiles libérés par certains matériaux présents dans l’habitat.
 
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