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Le biochimiste Metabolic Explorer passe à l'industrialisation

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Par publié le à 10h55

Le biochimiste Metabolic Explorer passe à l'industrialisation

Après des résultats concluants sur son unité pilote, située à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), la société Metabolic Explorer s'apprête à faire passer son procédé de biochimie à l'étape industrielle. Aidée par Bpifrance, elle a choisi de s'implanter sur le site de Total, à Carling, en Moselle, actuellement en pleine reconversion.

Metabolic Explorer (Metex), société de biochimie spécialisée dans la production de propanediol (PDO) et d'acide butyrique (AB) par fermentation, a annoncé le 2 juillet avoir signé un accord de financement pour la construction de sa première unité de taille industrielle. Elle prendra place sur la plateforme de Total situé à Carling Saint-Avold, en Moselle.

Représentant un investissement total de 47,7 millions d'euros, cette plateforme sera financée à hauteur de 37 millions d'euros par une nouvelle coentreprise baptisée Noovista, qui sera détenue à 45% par Bpifrance. Metabolic Explorer apportera donc 17,2 millions d'euros, ainsi qu'un accord de licence exclusif valorisé à 7 millions d'euros, tandis que Bpifrance s'engagera à hauteur de 19 millions d'euros. Le reste de l'investissement sera assuré par le groupe Total, l'Etat et la région, partenaires dans le cadre d'une convention de revitalisation de la plateforme de Carling Saint-Avold. L'unité de production disposera d'une capacité de 24 000 tonnes par an réalisée en deux tranches : la première tranche de 6 000 tonnes (5 000 tonnes de PDO et 1 000 tonnes d'AB), et une seconde tranche de 18 000 tonnes (15 000 tonnes de PDO et 3 000 tonnes d'AB).

Le PDO se destine principalement à la production de polytriméthylène téréphtalate bisourcé, une fibre polyester haut de gamme entrant dans la conception de vêtements résistants et de textiles techniques, ainsi que de conservateurs pour le domaine de la cosmétiques, en substitution aux parabènes. "A moyen terme, nous visons également d'autres marchés dans le domaine des polymères biosourcés. Le polyuréthane est l'un des prochains sur lequel nous nous engagerons", avance Benjamin Gonzalez, fondateur et PDG de Metex. La production d'AB sera dédiée au marché de la nutrition animale dans lequel il peut faire valoir des qualités nutritionnelles, métaboliques et antimicrobiennes, favorisant la réduction de l'usage des antibiotiques.

Une matière première stratégique

Metex a fait le choix de proposer sa technologie pour des applications déjà mûres. D'ailleurs, dans le domaine des PDO, la société devra faire face à un concurrent de taille : le chimiste Dow Dupont, qui a également mis au point une technologie de biochimie par fermentation. Mais, selon ses dirigeants, Metex dispose d'un solide atout : la garantie d'une production n'utilisant aucune plante génétiquement modifiée. "La technologie de Dow Dupont, implantée au Etats-Unis, repose sur la fermentation de l'amidon de maïs. Or ce dernier, produit aux Etats-Unis contient beaucoup d'OGM. La technologie de Metex utilise l'huile de colza européen, qui n'est pas génétiquement modifié.", précise Benjamin Gonzalez, "Selon nous, il s'agit d'un argument majeur pour répondre aux besoins de la cosmétique, pour qui il est difficile d'intégrer des conservateurs biosourcés sans garantir l'absence d'OGM."

La construction de l'usine de Metabolic Explorer débutera au mois de novembre. Le démarrage de l'unité et le lancement de la commercialisation devrait quant-à eux intervenir en fin d'année 2020.

 

 

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