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La 5G, co-pilote en devenir pour les véhicules autonomes

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Par publié le à 09h14

La 5G, co-pilote en devenir pour les véhicules autonomes

Martii, le véhicule autonome de VTT.

Promettant des débits inouïs et de faibles latences, la 5G pourrait notamment contribuer de manière notable à l’essor des véhicules autonomes. Une perspective d’ores et déjà explorée au travers d’expérimentations menées actuellement en France et ailleurs en Europe.

Des débits dignes de ceux de la fibre optique. C’est en substance la promesse offerte par la 5G ; prochain standard technologique de télécommunication sans-fil dont le déploiement devrait intervenir en France à l’horizon 2020. Outre un intérêt certain pour l’accès à l’internet mobile par les smartphones, c’est également à un tout autre secteur que devrait bénéficier cette technologie cellulaire de cinquième génération : celui des véhicules autonomes. Autre bénéfice majeur de la 5G en effet ; en plus de son débit : une latence jusqu’à dix fois inférieure à sa devancière la 4G. Un gage de sécurité évidemment crucial quand il s’agit de réguler la circulation automobile…

Des expérimentations en conditions réelles

Dans l’Hexagone, des expérimentations sont ainsi menées depuis peu afin d’explorer toute l’étendue des possibilités offertes à l’automobile par la 5G, qui devrait couvrir les principaux axes routiers du pays dès 2025. Le groupe privé spécialiste de la mobilité terrestre UTAC CERAM a par exemple chargé l’opérateur Orange et le fabricant suédois Ericsson d’équiper les pistes de son centre d’essai de Linas-Montlhéry (Essonne) d’un réseau 5G expérimental. Autorisé par l’ARCEP en juillet dernier - en parallèle d’une expérience menée par Bouygues Télécom - le projet devrait prendre vie à l’automne. Il permettra de tester de multiples dispositifs embarqués : capteurs de guidage communicants, équipements d’info-divertissement ou encore systèmes de platooning, une technologie dédiée au déplacement groupé des véhicules.

L’ARCEP a également donné le feu vert au « 5G Véhicules Autonomes Saclay ». Un projet lancé par Nokia - en partenariat notamment avec Vedecom - sur son site Paris-Saclay de Nozay, au Sud-Ouest de la Capitale. Le but, dans ce cas, est d’évaluer les possibilités de couverture des trajets péri-urbains, ainsi que de comparer plusieurs technologies : ITS G5, LTE et 5G.

Le cas du véhicule autonome Martii

Ailleurs en Europe, des projets comparables émergent également. Dernier en date, celui mené par Nokia dans son fief finlandais en collaboration avec le Centre de recherche technique national (VTT), ainsi que d’autres partenaires industriels et institutionnels. Un consortium à l’origine d’un véhicule autonome baptisé Martii, qui a fait ses premiers tours de piste il y a quelques semaines, comme l’a annoncé la directrice du projet, Tiia Ojanperä, dans une interview accordée au blog Tech Talk du magazine IEEE Spectrum : « Nous avons mené un premier essai en juin, au cours duquel le véhicule autonome « Martii » [mis au point par le] VTT était connecté à un réseau 5G expérimental disponible sur une piste d’essai de Sodankylä, en Finlande ».

L’opération a ainsi permis de tester les capacités du véhicule à détecter obstacles et défauts routiers grâce à un système de capteurs collaboratifs. C’est en effet à partir d’un autre véhicule qu’était mesurée - à l’aide de la technologie LiDAR - la configuration de la chaussée. Des données transmises via la 5G à des serveurs distants, et communiquées après traitement à Martii afin de permettre au véhicule de suivre une trajectoire optimale.

Les limites de la 5G

Malgré le succès d’une seconde phase de test menée le mois dernier, les responsables du projet reconnaissent toutefois les limites auxquelles risquent d’être confrontées les technologies de navigation basées sur la 5G : « Dans ce projet, nous partons du principe que de multiples technologies radio seront finalement utilisées pour implémenter les services, étant donné que tous les bénéfices de la 5G (faible latence, haut débit…) ne seront pas disponibles partout où le véhicule se déplace », concède Tiia Ojanperä. « L’idée est de sélectionner dynamiquement les moyens de communication les plus appropriés parmi ceux disponibles. Aussi les services devront-ils être adaptés aux capacités du réseau, et dans certaines régions reculées ou rurales, seul un nombre réduit de fonctionnalités et d’informations seront disponibles », entrevoit finalement la directrice du projet finlandais. La 5G, une technologie certes prometteuse pour l’automobile autonome, mais également - au moins à ses débuts - fortement, dépendante de ses devancières.

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