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L’Isen rend le fauteuil roulant ‘‘intelligent’’

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Par publié le à 12h27

L’Isen rend le fauteuil roulant ‘‘intelligent’’

Aider les handicapés à utiliser leurs fauteuils roulants électriques.

L’école d’ingénieurs porte le projet européen SYSIASS de système d’aide à la conduite de fauteuil roulant qui s’adapte en temps réel aux capacités de l’utilisateur.

Dans le cadre d’un projet franco-anglais, soutenu financièrement par le programme INTERREG VI A 2 Mers et unissant des partenaires universitaires et hospitaliers des deux côtés de la Manche, une équipe de chercheurs de l’ISEN et de l’Université du Kent mènent le développement d’un dispositif d’aide à la conduite pour fauteuils roulants électriques. Le dispositif ‘‘intelligent’’, dont le nom technique est Système Intelligent autonome d’aide aux soins de santé (SYSIASS), pourra s’installer sur n’importe quel type de fauteuil roulant électrique et sera capable de s’adapter à l’évolution de l’état de l’utilisateur, par exemple à son niveau de fatigue ou à l’évolution de son handicap.

Ce projet s’inscrit dans un contexte où la prise en compte du handicap constitue une priorité sociétale et conditionne l’évolution de la qualité de vie de millions de personnes et de leurs familles à travers le monde. La conception d’un tel dispositif a pour vocation d’offrir aux personnes atteintes d’un handicap moteur une aide technique évolutive et adaptable à tous types de fauteuils. Ainsi, le fauteuil roulant ‘‘intelligent’’ ne s’adresse pas qu’aux personnes handicapées, mais aussi aux professionnels de la santé, aux médecins de rééducation, aux ergothérapeutes, aux personnels travaillant dans des centres de rééducation et dans les hôpitaux.

Des partenaires hospitaliers

L’utilisateur étant au cœur du processus du développement, l’ambition du projet est de mener le développement du dispositif d’aide du prototype jusqu’à l’industrialisation. Actuellement, un seul fauteuil roulant est équipé d’une première version du dispositif et donnera lieu au deuxième semestre de cette année aux premiers essais cliniques qui se feront chez des partenaires médicaux : le Groupe Hospitalier de l’Institut Catholique de Lille (59) ; les Centres de rééducation Jacques Calvé à Berck sur Mer (62) et Marc Sautelet à Villeneuve d’Ascq (59) ; l’Hôpital de Garches (92) et l’Hôpital Universitaire du Kent (UK).

Les travaux réalisés dans le cadre du projet SYSIASS ont une durée de 3 ans et seront finalisés le 31 décembre 2013. Tout au long du projet, les versions successives du prototype du fauteuil roulant intelligent seront testées auprès des utilisateurs pas le biais d’essais cliniques. Les chercheurs organiseront des conférences grand public pour faire état de l’avancement de leurs travaux. A la fin du projet, une conférence sera organisée à Lille ayant comme sujet les avancées technologiques dans le domaine médical.

Pour la commercialisation du dispositif, plusieurs pistes sont envisagées, telles la création d’une start-up ou d’un partenariat avec une entreprise du secteur ou avec des associations telles que l’AFM ou l’APF.

Une équipe pluridisciplinaire

Un tel projet n’aurait pas pu voir le jour sans une synergie de compétences et d’expertises de plusieurs scientifiques, médecins et utilisateurs. L’équipe de chercheurs de l’ISEN, porteuse du projet, a collaboré à la mise en place d’une flottille de robots mobiles (planification de trajectoires, suivi de trajectoires, stratégies de navigation autonome, localisation et perception par stéréovision ou par des méthodes algébriques), alors que le groupe Hospitalier de l’Institut Catholique de Lille, s’est occupé de la consultation pluridisciplinaire basée sur un binôme neurologue et médecin de rééducation, en prenant en charge plus particulièrement la sclérose en plaques, maladie très dégénérative.

Les chercheurs de l'Université d'Essex ont travaillé en étroite collaboration avec une école spécialisée pour les enfants handicapés afin de tester une nouvelle interface homme-machine, qu’ils ont développé. Enfin, l'Université du Kent est un des leaders dans le secteur de l’architecture électromagnétique dans des constructions et a une réputation internationale bien établie dans le domaine de la fusion de données pour la classification de modèles. La Mission d’Insertion de Thales et la Fondation Norbert Segard participent également au financement de la réalisation du prototype.

Jean-François Prevéraud

Pour en savoir plus : http://www.isen.fr & http://www.eda.kent.ac.uk/ 

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