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« L’explosion de la bulle des terres rares est une demi-surprise »

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Par publié le à 10h49

« L’explosion de la bulle des terres rares est une demi-surprise »

Jean-Louis Cabiron dirige le cabinet d'accélération de transfert technologique Eboo Development.

Jean-Louis Cabiron, Président du cabinet  Eboo Development, spécialisé en accélération de transferts technologiques, nous explique pourquoi, contrairement à ce que certains experts nous avaient annoncé, le prix des terres rares commence à baisser.
 

Sur le marché des métaux high-tech, la hausse vertigineuse de la demande et des prix des terres rares semblaient être inexorables et à l’abri des dépressions économiques actuelles.

La baisse rapide des cours constatée aujourd’hui s’explique selon notre expérience dans ce domaine par un quadruple effet ciseaux :
 

  • La morosité économique en Chine qui atteindra 7,4 % de croissance cette année après plusieurs trimestres de baisse et dans le monde où la demande stagne y compris aux USA contrairement aux attentes des "Plans de relance électriques" du Président Obama ;

  • L’émergence d’une production mondiale structurée autour due le Rare Earths Technology Alliance (RETA) récemment créee. Molycorp, Lynas, ARM, Rare Element Resources, Quest Tasman, Rhodia/Tantalus… qui détiennent  60 à 70 % des gisements avaient déjà réagi avec plus de 20 projets miniers en cours de réactivation pour limiter les tensions. La position de la Chine est également challengée par l'Inde, qui vient d'annoncer un accord pour livrer 4 000 tonnes de terres rares au Japon, soit 15% de leurs besoins, dès la fin de cette année ;

  • L’apparition timide mais tenace de substituts aux utilisations des terres rares ;

  • L’arrivée de terres rares issues du recyclage telles celles de Rhodia par exemple. Ces volumes restent certes marginaux face à une demande estimée à 130 000 tonnes en 2012. Un frein important à l’essor de ces technologies émergentes de "l urban mining" est qu’elles sont complexes à mettre en œuvre et ont des coûts souvent élevés. Leur positionnement reste très lié à des cours élevés.


Le cabinet Eboo Development travaille depuis 2008 pour ses clients basés aux USA, en Europe et au Japon sur l’extraction des métaux précieux de sludges/slags industriels et des terres rares tels que le Néodyme, le Dysprosium et le Praséodyme. Le rendement économique de l’extraction à un coût acceptable par le marché est un moteur évident du recyclage des terres rares. Cette expérience révèle que la variabilité des déchets est un paramètre primordial à considérer au même titre que les cours des oxydes.

L’arrêt temporaire de Baotou, la plus grosse mine au monde produisant 2/3 de la capacité chinoise pour réduire les stocks, arrivera-il à rétablir le niveau mondial des prix en réduisant l’offre ? Dans le contexte technico-économique actuel qui n’est plus celui de 1980-90, cela reste à démontrer.

Jean-Louis Cabiron,
Président de Eboo Development

Pour en savoir plus : http://www.eboo-dev.com
 

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