Veille technologique

pour les professionnels de l’industrie
S’abonner

S’inscrire à l’hebdo de la techno :

Rechercher sur Industrie & Technologies

Facebook Twitter Google + Linkedin Email
×

L'éolien flottant cherche ses flotteurs

| | | |

Par publié le à 11h10 , mise à jour le 25/09/2018 à 14h17

L'éolien flottant cherche ses flotteurs

Avant d'installer des éoliennes de plus de 12 MW dans des eaux profondes de plusieurs dizaines de mètres, il faut industrialiser la production des flotteurs. Plusieurs technologies s'affrontent encore mais elles partagent généralement la même origine : le secteur pétrolier. Focus sur 4 technologies de flotteurs présentées au Forum atlantique de l'éolien flottant. 

Réunis lors du forum atlantique de l'éolien flottant, à Brest, les industriels de la filière ont présenté les technologies de flotteurs prévues pour l'industrialisation. Les apports du secteur des plateformes pétrolières sont flagrants. La raison ? Flotteur et rotor sont aujourd'hui gérés indépendamment. Les mâts et rotors qui équipent les éoliennes offshore fixes sont sûrement les mêmes qui équiperont les futures éoliennes flottantes des fermes pilotes. Sur les 40 technologies de flotteurs, Industrie & Technologies revient sur celles sélectionnées par 4 entreprises.

Une production en série

L’entreprise Saipem, filiale d’Eni, puise son histoire dans le pétrole. Elle présente pourtant son propre flotteur avec un plan d’industrialisation prévoyant une transformation de certains de ses sites de production vers l’éolien flottant. Le but : la fabrication de série au rythme d’un flotteur par semaine, en Asie du sud-est. Le flotteur lui-même est un hexagone immergé afin d’être moins sensible aux vagues, et lesté par un imposant contrepoids. Selon l’entreprise, les tests dans le bassin de Centrale Nantes prédisent qu’une éolienne de 12 MW soutenue par ce flotteur dans 150 mètres d’eau, pourrait résister à des vagues de 22 mètres de haut.

L'adaptation à la mer

Naval Energie veut un flotteur qui s’adapte à son lieu de construction. Semi-submersible, le flotteur du Français est constitué de 3 ballasts capables de se remplir de quelques mètres d’eau pour s’adapter à la mer. De la même façon, le flotteur peut être en acier, léger mais sensible, en béton, résistant mais lourd, ou un peu des deux. La longueur des bras est ajustée à la construction en fonction de la taille de l’éolienne prévue. Le design est certifié par le bureau Véritas et pourrait être construit en série sur le port de Brest.

Un flotteur qui pivote sur lui-même

Véritable innovation de rupture dans le domaine de l'éolien, le flotteur de l'entreprise bretonne Eolink est, lui aussi, issu du secteur pétrolier. Plutôt que d'utiliser un mât d'éolienne classique dont le rotor se tourne face au vent, c'est le flotteur qui pivote sur lui-même pour placer toute la structure dans la bonne direction. Les 4 mâts apportent de la résistance à l’éolienne et augmentent sa fréquence propre de 0,3 à 0,6 hertz. L’éolienne est ainsi capable de fonctionner avec des vents de 150 km/h, d’encaisser des bourrasques de 260 km/h et d’éviter les risques de résonance entre la fréquence des vagues et celles de la rotation des pales. Le bémol : l’engin est pensé d’un bloc et ne peut pas se greffer sur l’industrie éolienne déjà existante.

Une éolienne raccordée au réseau

Première éolienne en mer raccordée au réseau électrique, Floatgen est également la 1e éolienne à flotteur à être construite à l'échelle 1 en France. Pour Idéol, l’intérêt de leur méthode est de pouvoir s’adapter aux infrastructures disponibles. Le flotteur, un carré de béton 33 mètres de côté, peut être construit avec les machines existantes. En l’occurrence, celles des chantiers de l’Atlantique. STX concentre d’ailleurs 70 % de la chaîne d’approvisionnement à la construction de Floatgen.

Découvrez en vidéo la construction de Floatgen :

Abonnez-vous et accédez à l’intégralité de la veille technologique

Commentaires

Réagissez à cet article

* Informations obligatoires

erreur

erreur

erreur