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L’éolien atteindra 22 % de la production d’électricité nationale en 2030 selon l’Ademe

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Par publié le à 08h00

L’éolien atteindra 22 % de la production d’électricité nationale en 2030 selon l’Ademe

L’éolien connaît un regain d’installation depuis 2014. Vingt ans après le premier programme éolien français, l’Ademe publie un avis estimant qu’il représentera 22 % de la production d’électricité nationale en 2030.

Après des années très fluctuantes entre 2010 et 2014, les projets utilisant le vent reprennent de la vitesse. La capacité installée à l’année repasse au-dessus de la barre des 1 000 MW. L’Ademe publie un nouvel avis sur la prospective de l’éolien en France dans lequel elle estime que d’ici 2030 l’éolien représentera 22 % de la production d’électricité nationale. Vingt ans après le premier programme éolien français, Eole 2005, l’organisme réalise par la même occasion plusieurs études sur l’état de la filière.

Au niveau international, la France reste encore loin derrière les leaders du marché, comme le Danemark avec l’industriel Vestas, l’Allemagne avec Siemens et Enercon, la Chine avec Golwind et United Power et l’Espagne avec Gamesa. 80 % des éoliennes installées en France sont d’ailleurs fabriquées par quatre constructeurs étrangers : Enercon, Vestas, Senvion et Nordex. Mais les industriels français exportent de nombreux composants (génératrices, couronnes d’orientation, etc.) vers ces fabricants étrangers. Ce qui représente selon l’organisme un chiffre d’affaires global de 900 millions à 1 milliard d’euros par an. Le premier fabricant français, Alstom, est à l’origine de 250 MW installés sur une capacité totale de 9,8 GW en 2015. En termes de puissance installée, la France est le quatrième pays en Europe avec 9 375 MW installés.

Du côté des structures, les éoliennes existantes sont de plus en plus grandes. Elles atteignent aujourd’hui 136 mètres de haut, 30 de plus qu’en 2005. Tandis que la puissance, elle, a été plus que doublée. La plupart des projets sont d’ailleurs considérés comme du grand éolien, c’est-à-dire des machines de plus de 250 kW. Mais les parcs conservent une taille moyenne, 39 % des nouveaux parcs possèdent une puissance de 10 à 15 MW. Peu dépassent les 20 MW. L’augmentation des installations favorisent les grands industriels. Le secteur s’avère encore  prometteur.

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Commentaires

Une réaction

pas_si_sot
Le 18/05/2016 à 15h44
Le "grand éolien", ce sont des machines de plus de 2,5 MW ! Avec 22 % de production aléatoire, il faut disposer de 22% de moyens de production instantanée pour compenser les arrêts de production éolienne (75% du temps !). Ces installations de compensation sont des centrales au gaz (particulièrement adaptées car à démarrage rapide), au charbon, au fuel, voire au bois (démarrage lent). Les autres moyens sont le stockage d'énergie : batteries (coût prohibitif, pollution de fabrication effarante) et les barrages hydrauliques dont les précieuses réserves ne sont pas inépuisables. La proposition ADEME, dont il faut avoir lu le détail, est typique d'un raisonnement d'ingénieur primaire, négligeant tous les aspects "secondaires" du système. Destruction des espaces naturels par les machines et les barrages nécessaires, destruction des sites touristiques qui sont une de nos principales ressources de devises, destruction de la qualité de vie rurale, atteintes reconnues à la santé des populations proches, risques considérables de dramatiques black-out, etc. tout cela laisse nos ADEMistes de glace !

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