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L’électronique embarquée, moteur de l’automobile du futur

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Par publié le à 17h40

L’électronique embarquée, moteur de l’automobile du futur

L'électronique embarquée créée des fonctionnalités nouvelles

Les nouvelles fonctionnalités de la voiture passent par l’électronique et les logiciels embarqués. Leur intégration constitue un puissant levier de croissance pour la filière automobile française. Les industriels mutualisent leurs efforts de recherche.

Une voiture grand public actuelle renferme plus de lignes de code qu’un Airbus de première génération. Ce constat suffit à mesurer l’importance croissante des systèmes électroniques et des logiciels embarqués dans l’automobile. Selon une étude du Cabinet Oliver Wyman, ceux-ci représentaient 20 % de la valeur d’une voiture à sa sortie d’usine en 2005. En 2015, ils en couvriront jusqu’à 38 %.

Réunis à l’initiative du CEA List ce lundi 24 septembre, plusieurs acteurs majeurs de la filière automobile ont illustré l’importance stratégique des systèmes embarqués. A l’heure où le Mondial de l’automobile 2012 met à l’honneur le Véhicule du Futur, Renault et les équipementiers Valeo et Delphi ont ainsi présenté des programmes de recherche collaboratifs susceptibles de structurer la filière française dans ce domaine.

Un rôle transversal

« Les trois grands axes d’avenir sont la voiture électrique, la voiture connectée et la voiture automatisée. L’électronique embarquée est transversale à tout cela. Elle jouera un rôle dans des fonctions aussi diverses que la gestion de la recharge électrique, le contrôle moteur, la connectivité du véhicule à son environnement extérieur, ou encore les systèmes d’assistance à la conduite  », souligne Olivier Guetta, expert leader en charge du développement des technologies de logiciel embarqué chez Renault. Depuis trois ans, le constructeur français a placé le sujet parmi ses « axes de développement stratégiques ».

Mais pour intégrer plus d’électronique dans l’automobile, plusieurs défis restent à surmonter. L’enjeu de la sécurité demeure central : « les systèmes sont de plus en plus nombreux et interconnectés. Il faut donc modifier leur méthode de développement et apporter une preuve incontestable de leur fiabilité », explique Olivier Guetta. Fraîchement publiée, la norme internationale ISO26262 intitulée "Véhicules routiers - Sécurité fonctionnelle" a sifflé le coup d'envoi d'un gros chantier : elle pose un cadre pour sécuriser les systèmes embarqués. Son adoption motive beaucoup d’adaptations logicielles.

Harmoniser les architectures

Autre impératif : assurer la compatibilité des briques applicatives développées par les différents industriels – du sous-traitant jusqu’au constructeur, en passant par l’équipementier. Dans cette optique, le standard international Autosar est développé depuis 2003 par l’ensemble des industriels pour établir une interface de communication commune. En pleine maturation, elle est déjà adoptée sur quelques caculateurs équipant des voitures de série. A terme, Autosar a pour vocation de conquérir et harmoniser toute l’architecture électronique d’une voiture.

Certaines PME comme See4Sys se sont fait une spécialité d’intégrer le standard Autosar pour faciliter la programmation « Avec l’apport du standard, on est passé du développement de logiciels sur-mesure pour chaque système embarqué à un socle commun de solutions », se félicite Serge Laverdure, son directeur exécutif. De son côté, la start up KronoSafe, essaimée du CEA List et de Delphi, construit un système d’exploitation englobant le standard AutoSur et les exigences de la norme ISO26262. Sorte de Windows pour systèmes embarqués, cette base logicielle a pour vocation d'ordonnancer les tâches de manière sécurisée sur tous types d’applications.

Reste que faire communiquer tout ce monde est un processus lent. Les solutions standardisées doivent être éprouvées par l’ensemble de la filière. A ce titre, le CEA-list et les pôles de compétitivité ( Systematic, Mov’eo et ID4Car ) y jouent un rôle structurant en lançant des programmes de recherche ouverts, qui mêlent les industriels à tous les niveaux.

Hugo Leroux
 

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