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L' Ecole nationale d'Ingénieurs de Tarbes prend le virage de l'industrie 4.0

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Par publié le à 09h39

L' Ecole nationale d'Ingénieurs de Tarbes prend le virage de l'industrie 4.0

Jean-Yves Fourquet, directeur de l'Enit et Lionel Arnaud, responsable de la plateforme CEF3D devant les premiers équipements de la plateforme mutualisée de fabrication additive métallique CEF3D.

Dans le cadre d'une journée Industrie 4.0 organisée sur son campus de Tarbes, l'ENIT (Ecole Nationale d'Ingénieurs de Tarbes) a ouvert ses portes à l'ensemble de ses partenaires. L'occasion de présenter sa nouvelle plateforme mutualisée en fabrication additive, CEF3D.

Initiée par son Ceci (Conseil pour l'emploi et la carrière des ingénieurs), organe de prospection sur l'évolution de la formation et des pédagogies associées, qui associe de nombreux partenaires industriels et académiques, la journée Industrie 4.0, organisée le 30 novembre par l'Ecole Nationale d'Ingénieurs de Tarbes (Enit) a réuni à Tarbes près de 200 acteurs économiques. Parmi eux, de nombreux industriels (grands groupes, ETI, PME et start-ups), dont bon nombre d'acteurs de l'aéronautique (Airbus, Safran, Latécoère, Daher, Sogeclair, WeAre, Freyssinet Aero...), mais aussi des chercheurs et des experts de la formation professionnelle. Au programme, des conférences, ateliers et débats co-animés par des industriels et des universitaires, autour d'une double problématique : les relations partenariales entre recherche et entreprises et l'évolution des formations face aux nouveaux enjeux des technologies numériques. Une occasion pour l'école d'ingénieurs, orientée vers le génie mécanique et le génie industriel, d'ouvrir largement ses portes et de présenter de nouveaux projets, en cohérence avec l'industrie 4.0, dont la mise en œuvre d'une nouvelle plateforme technologique dédiée à la fabrication additive métallique.

Une nouvelle plateforme mutualisée en fabrication additive métallique

Baptisée CEF3D (pour Conception et Fabrication 3D), cette nouvelle structure mutualisée, créée en partenariat avec des industriels, a démarré ses activités en septembre dernier, au cœur du Laboratoire Génie de Production (LGP) de l'Enit, sur le campus même de l'école. Labellisé par le ministère de l'enseignement supérieur et de la Recherche et de l'Innovation, le LGP, qui développe une recherche pluridisciplinaire en sciences de l'ingénieur, renforce ainsi son expertise dans les procédés et matériaux innovants. L'idée est de réunir sur le même site des moyens et des compétences qui couvrent l'ensemble de la chaine de valeur de la fabrication additive métallique sur lit de poudre, en partenariat avec les industriels : fabricants de poudre et de machines, concepteurs et imprimeurs 3D, utilisateurs finaux. La plateforme associe déjà Renishaw, 3D Systems, Halbronn, ESI Group, Prismadd, I3D concept, Alstom et Héphaïstos Groupe. Deux premières machines ont été installées et deux ingénieurs ont été mis à disposition. Une troisième machine devrait encore arriver avant la fin du 1er trimestre 2019. L'investissement global, soutenu par le conseil régional Occitanie et l'Europe (via du fonds Feder) devrait avoisiner les 3 millions d'euros.

Un outil de transfert de technologies à disposition des PME

L'ambition est clairement d'être accessible aux PME et de s'inscrire dans une dynamique régionale de compétitivité. « CEF3D est une structure de transfert de technologie ouverte aux entreprises de toute taille pour les accompagner dans leur processus d'innovation en fabrication additive métallique », insiste Lionel Arnaud, responsable de la plateforme. « Notre offre va de l'expertise ponctuelle, jusqu'au montage de projets de recherche complexes nationaux, voire internationaux, avec des compétences en conception de pièces, comportement machine, simulation numérique et caractérisation des matériaux et des pièces et optimisation des opérations de parachèvement ». Deux premières thèses de recherche ont été lancées, l'une avec le spécialiste de machines-outils Halbronn, basé en région parisienne et la seconde avec un sous-traitant aéronautique gersois, la société Cousso (filiale du groupe lyonnais Hephaïstos). Le groupe ferroviaire Alstom a décidé de s'appuyer sur la plateforme dans le cadre de la conception de nouvelles pièces complexes multifonctions. « C'est vraiment intéressant d'avoir sur un même plateau tous les acteurs de la chaine de valeur, avec une approche systémique très avancée », témoigne de son côté Tarek Sultan, en charge de la R&D chez WeAre Group. Spécialisé dans l'usinage de pièces de précision en métaux durs, le sous-traitant aéronautique du Tarn et Garonne a pris le virage de la fabrication additive, via sa filiale Prismadd. En complémentarité de sa nouvelle plateforme technologique, l'école réfléchit aussi au développement de modules de formation adaptés à ces nouvelles technologies de fabrication. 

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