Veille technologique

pour les professionnels de l’industrie
S’abonner

S’inscrire à l’hebdo de la techno :

Rechercher sur Industrie & Technologies

Facebook Twitter Google + Linkedin Email
×

partager sur les réseaux sociaux

L’éclairage à LED n'est plus synonyme de lumière médiocre

| | |

Par publié le à 09h22

L’éclairage à LED n'est plus synonyme de lumière médiocre

Un spectre d'émission proche de celui de la lumière solaire

Mitsubishi Chemical Corporation améliore le rendu lumineux de ses LED pour offrir une qualité de lumière proche de la lumière naturelle du soleil. Les lampes utilisant cette technologie vont être commercialisées par Verbatim.

L’éclairage à LED est-il en train d’effacer l’un de ses principaux défauts, sa médiocre qualité de lumière ? En tout cas  Mitsubishi Chemical Corporation pense avoir trouvé la solution miracle pour offrir une lumière blanche aussi belle et agréable que celle de la lampe halogène. Ou presque.

La technologie à LED offre l’avantage de l’efficacité énergétique avec un rendement cinq fois celui de la lampe à incandescence, et de la durabilité avec une durée de vie 50 fois plus longue. Mais elle est pénalisée par sa mauvaise qualité de lumière.

La qualité de la lumière blanche est définie par l’indice de rendu des couleurs (IRC), un indicateur développé il y a presque 40 ans. Un IRC de 100 est attribuée à la lumière naturelle produite par le soleil. Il sert de référence pour la caractérisation des sources artificielles de lumière blanche. Par exemple, les lampes halogènes au tungstène possèdent un IRC de 100. Par comparaison, les LED blanches se caractérisent souvent par un IRC de 80 %. Cette faiblesse est due à la façon dont elles produisent la lumière blanche.

LED bleues ou violettes ?

La solution la plus commune utilise une LED bleue émettant dans une longueur d'onde comprise entre 450 et 500 nm. La diode est couverte de phosphore (substance fluorescente de couleur jaune), qui convertit la lumière bleue en lumière blanche. La faiblesse de son rendu des couleurs s’explique par l’absence du vert et du rouge qui constituent avec le bleu les trois composantes de la lumière blanche. Une pomme rouge paraîtra donc presque brune et la peau aura une teinte très froide.


              

                           
Le spectre d'émission des LED bleues 
                            réduit les tonalités vertes et rouge 
                                 d'où un IRC inférieur à 80



Mitsubishi Chemical Corporation développe une autre façon de produire la lumière blanche, à partir non pas de LED bleues mais de LED violettes émettant dans des longueurs d’onde comprise entre 400 et 450 nm. Un phosphore rouge, vert et bleu assure la conversion du violet au blanc. Résultat: une lumière blanche similaire à celle du soleil, en raison du large spectre de couleurs qu’elle contient.



               

                     La diode violette émettant à travers des particules 
                de phosphore multicolores crée un spectre plus uniforme 
                                       proche de la lumière solaire


Selon Verbatim, la filiale du groupe japonais qui va commercialiser les lampes utilisant cette technologie, elle offre un CRI de 98 %. Cette technologie est appelée VxRGB


                                    
                                               La gamme des éclairages à LED 
                                                 commercialisée par Verbatim


Reste la question des coûts. Mitsubishi Chemical Corporation ne fournit aucune indication sur ce point. Si la LED bleue avec phosphore jaune est la solution privillégiée jusqu'ici, c'est pour réduire les coûts.

Ridha Loukil

Abonnez-vous et accédez à l’intégralité de la veille technologique

Commentaires

Réagissez à cet article

* Informations obligatoires

erreur

erreur

erreur