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Innorobo : le gagnant du concours de robotique de Total est ...

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Par publié le à 14h35

Innorobo : le gagnant du concours de robotique de Total est ...

Au salon Innorobo, Total a dévoilé l'identité du vainqueur du challenge Argos : le robot Argonauts, de l'équipe allemande et autrichienne.

L'identité du vainqueur du challenge Argos, lancé par Total afin de développer un robot de surface autonome adapté aux sites pétroliers, a été dévoilée jeudi 18 mai, lors du salon Innorobo. Il s'agit du robot Argonauts, de l'équipe allemande et autrichienne.

Il se nomme Argonauts, mesure 1m 04, pèse 90 kg, et vient de se tailler une légende en remportant le challenge robotique Argos. Cette compétition, lancée par Total en 2013 et ouverte aux start-up et universitaires du monde entier, visait à créer en moins de 3 ans un robot de surface autonome adapté aux sites pétroliers. Les activités d’exploration et de production d'hydrocarbures, soumises à des conditions de plus en plus extrêmes et contraignantes, nécessitent en effet des robots particulièrement endurants, capables de résister au grand froid comme au climat aride, d’opérer seuls sur des sites isolés, en mer comme à terre…

Pour relever ce défi, pas moins de cinq équipes pré-sélectionnées, originaires
d’Autriche et Allemagne, d’Espagne et du Portugal, de France, du Japon et de Suisse, se sont affrontées lors de la troisième et dernière manche le mois dernier. Leurs robots, testés sur le site de Lacq, dans le Sud-Ouest, devaient être capables d’analyser un obstacle, d’opérer en situation dégradées et de détecter des anomalies, telles des fuites de gaz.  

Pour Argonauts, issu des recherches allemande et autrichienne, rien n’était joué. “C’est d’ailleurs le robot français Vikings, qui, lors de la 2e épreuve l’avait emporté, relève Kris Kydd, responsable du Lab robotique à la R&D de Total exploration-production. Seulement, la dernière manche - qui s’est tenue en mars - comptait pour 75% de la notation”. Et Argonauts y a récolté les lauriers.

 

Certifié ATEX

 

Il faut dire que le robot possède de sérieux atouts. Monté sur quatre chenilles, il peut gravir des marches, franchir des obstacles et se déplacer sur des surfaces métalliques comme sur du gravier. Ses stabilisateurs, réglables jusqu’à un angle de plus ou moins 90°, lui confèrent une grande adaptabilité. Son bras comprend quatre éléments à cinq degrés de liberté et un carénage robuste le protège en cas de sinistre.

Mais sa principale qualité tient surtout dans la certification ATEX, qui doit lui permettre d’opérer et de résister en atmosphères potentiellement explosives. “C’était l’exigence principale du cahier des charges, souligne Matthias Biegl, coordinateur de l’équipe Argonauts et directeur de la société Taurob. Nous étions familiers avec le procédé, car nous avions déjà une certaine expérience avec les services d’incendies de différentes sociétés gazières. Mais nos robots étaient destinés à d’autres usages et avec d’autres fonctionnalités. Là, il a fallu certifier chaque caméra, chaque micro.. sur ce robot. Un défi relevé en amont de la troisième compétition.

 

Renforcer la sécurité des opérateurs

 

L’équipe a également dû rendre autonome la machine à laquelle elle travaillait, à l’origine télécommandée, afin de respecter le cahier des charges établi par Total. Argonauts est ainsi doté d’algorithmes de localisation dont la précision atteint le centimètre près. Et d’un puissant simulateur 3D, qui permet de le diriger en toute sécurité. Entre la deuxième et la troisième compétition, l’équipe a aussi modifié le software afin d’améliorer la capacité d’Argonauts à déterminer les obstacles mêmes imprévus. Pourvu de capteurs et de caméras, il peut ainsi s’arrêter net s’il rencontre l’un des opérateurs avec qui il sera amené à travailler. Car ces robots, chargés d’optimiser les opérations sur les plateformes, doivent également permettre de renforcer la sécurité des opérateurs en les déchargeant des tâches fastidieuses et dangereuses. “Il ne faudrait donc pas qu’ils les blessent”, pointe Sylvie Duflot, responsable Stratégie et prospective à la R&D de Total Exploration-production.

 

A cette heure, il est encore trop tôt pour savoir où et quand de tels robots seront déployés. “Argonauts doit être testé en situation réelle sur l’un de nos sites à la fin de l’année. Histoire de bien se rendre compte de quoi il est capable, explique Sylvie Duflot, responsable Stratégie et prospective à la R&D de Total Exploration-production. C’est seulement ensuite que nous nous réfléchirons à une feuille de route plus détaillée pour organiser son déploiement sur nos installations. Ce qui est certain, cependant, c’est qu’on souhaite aller vite”.

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