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IMT Mines Albi lance un laboratoire pour améliorer l'agilité des entreprises

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Par publié le à 10h07

IMT Mines Albi lance un laboratoire pour améliorer l'agilité des entreprises

Une conférence conduite par Carol Ptak, co-fondatrice du Demand Driven Institute, invitée à l'occasion du lancement du laboratoire commun AGIRE, à Albi.

L'IMT Mines Albi (Ecole des Mines d'Albi) vient de s'associer à la société toulousaine Agilea Conseil pour créer AGIRE, un laboratoire commun de recherche dont l'ambition est de développer de nouveaux outils pour améliorer l'agilité et la résilience des entreprises.

Dans un environnement de plus en plus complexe, compétitif et en constante évolution, il est de plus en plus important pour les entreprises d'améliorer leur capacité à détecter les risques de perturbations le plus en amont possible et à s'adapter rapidement à toute nouvelle situation. Tel est tout l'enjeu du nouveau laboratoire commun AGIRE, inauguré dernièrement à Albi et associant l'IMT Mines d'Albi et la PME Agilea Conseil.

Une expertise reconnue dans les outils et méthodes d'aide à la décision en entreprise

Le Centre de recherche en Génie Industriel de l'IMT Mines Albi développe depuis plusieurs années des outils mathématiques et logiciels pour renforcer la capacité des entreprises à prendre en compte des processus de plus en plus complexes, dans le cadre de réseaux d'entreprises, avec des niveaux de décisions multiples. Ses travaux de recherche trouvent des applications dans de nombreux domaines, que ce soit dans l'industrie, les réseaux de santé, mais aussi la coordination des interventions en contexte de crise.

Une expertise reconnue qui s'est traduite en avril 2016 par la création d'une chaire d'entreprise « Supply Chain Agile », dans le cadre d'une collaboration avec les laboratoires Pierre Fabre, dédiée à l'amélioration de l'agilité dans les chaines logistiques et dans la foulée, par l'inauguration début 2017, d’une plateforme de démonstration et d’expérimentation dédiée au développement d’outils d’aide à la décision en environnement complexe et fortement collaboratif. Baptisée Iomega, pour « Interoperability of Organizations, Means, Experiments, Games and Acceptances », cette plateforme dispose des équipes et des moyens de calcul et de simulation capables de simuler dans sa globalité un environnement de chaine logistique.

« C'est dans cette continuité que s'inscrit notre nouveau laboratoire commun de recherche, créé en partenariat avec la société Agilea Conseil », explique Mathieu Lauras, enseignant-chercheur à l'IMT Mines Albi, en charge de la plateforme Iomega et depuis peu, également responsable scientifique du nouveau laboratoire commun, baptisé AGIRE (AGIle and Resilient Enterprise).

Vers de nouveaux outils de diagnostic pour les entreprises

Société de conseil en supply chain management et en lean management, Agilea Conseil, créée en 2009, est une spin-off de l'école d'ingénieurs d'Albi. Son expertise est basée sur des travaux de recherche directement issus du Centre de recherche en Génie Industriel de l'IMT Mines Albi. Basée à Toulouse, où elle emploie une vingtaine de consultants, la société utilise des outils très élaborés de simulation de flux pour améliorer la performance industrielle des entreprises.

L'ambition du laboratoire AGIRE, dont le programme devrait mobiliser 2 millions d'euros sur 5 ans, est de contribuer au développement de méthodes et d'outils permettant aux entreprises d'améliorer leur performance en gagnant à la fois en agilité et en résilience. Il s'agit de prendre en compte à la fois tous les paramètres liés à la gestion des flux (matières, informationnels et financiers) et ceux liés à l'organisation des entreprises et à la prise de décision. 

Proposer plus rapidement des réponses adaptées

L'un des axes du laboratoire vise à évaluer scientifiquement les comportements et les niveaux de performance de systèmes de pilotage de flux déjà existants (MRPII, DDMRP, Kanban, ConWIP...) dans des environnements caractérisés par une variabilité élevée. Un second volet porte sur le développement de systèmes de diagnostic semi-automatisés, intégrant des outils de gestion de la connaissance et d'intelligence artificielle.

« L'objectif est de se libérer de facteurs parfois subjectifs liés aux personnes qui conduisent les audits en entreprises, mais aussi de réduire les processus de conduite de ces audits, pour les ramener de plusieurs jours à quelques heures », précise Mathieu Lauras. Il s'agit ainsi de permettre aux entreprises de détecter plus rapidement et plus efficacement les points de vulnérabilité de leurs organisations, et par là même de proposer plus vite la mise en œuvre de réponses adaptées. D'ici quelques mois, des premiers terrains d'application devraient être retenus en entreprise pour servir de sites pilotes.

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