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Impression 3D : Thales inaugure un centre de compétence au Maroc

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Par publié le à 10h14

Impression 3D : Thales inaugure un centre de compétence au Maroc

Thales inaugure son centre de compétence dédié à la fabrication additive à Casablanca.

Thales vient d'ouvrir un centre de compétence dédié à la fabrication additive à Casablanca. Un projet de 15 à 20 millions d'euros sur cinq ans, qui s'inscrit dans le cadre du Plan d'accélération industrielle 2014-2020 porté par les autorités marocaines.

Le groupe français de défense et hautes technologies Thales inaugure aujourd’hui la création d’un centre de compétence industriel spécialisé dans la fabrication additive métallique dans la zone franche aéronautique de Midparc à Casablanca, au Maroc.

Le projet, pour lequel 15 à 20 millions d'euros seront investis d'ici à cinq ans, s’inscrit dans la démarche du Plan d’Accélération industrielle 2014-2020, porté par les autorités marocaines.
Le site, d’une superficie de 1000 m2, accueille aujourd’hui deux machines de frittage laser (ALM). Il devrait en héberger une dizaine à moyen terme. Pour préparer cette montée en puissance, le groupe a déjà commencé, cet été, à former sept ingénieurs - 25 à terme - chargés de maîtriser cette nouvelle filière de fabrication.

Des pièces plus complexes

Fort de cette nouvelle technologie, Thalès entend produire des pièces avec une structure interne plus complexe que les procédés de fabrication traditionnels, ce qui permettrait notamment de les renforcer et les alléger. Un atout de taille dans le secteur de l'aérospatial. L'usage de la fabrication additive restera néanmoins assez mesuré. L’usine de Casablanca concevra des pièces pour tous les secteurs de Thales qui en auront besoin. Mais il ne s’agira de remplacer les technologies classiques que sur un certain nombre de pièces mécaniques. Notamment celles de très haute complexité, détaille Philippe Chamoret, vice-président de Thales, en charge du pôle Innovation. Avec des cycles de production plus courts, la fabrication additive devrait aussi accélérer la mise sur le marché des pièces produites”

Les industries de l’aéronautique et du spatial recourent à des procédés de fabrication additive depuis déjà quelques années pour fabriquer des pièces de haute technicité. Thales y compris. Mais jusque-là, le groupe faisait appel à des sous-traitants spécialisés. “Ce n’est pas notre corps de métier, mais nous sommes sur un marché encore restreint, avec peu de partenaires potentiels. Nous avions donc besoin de développer cette technologie et ce savoir-faire nous-mêmes, détaille Philippe Chamoret. D’autant que cela nous permettra ensuite d’opérer au mieux la maintenance de nos solutions, qui s’étale souvent sur plusieurs décennies”.

 

Un écosystème de sous-traitants

 

Si l’usine a vu le jour au Maroc, c’est que ce projet industriel s’inscrit dans la démarche du Plan d’Accélération industrielle 2014-2020, porté par les autorités marocaines. “Mais aussi car nous avons déjà tout un écosystème de sous-traitants locaux déjà sur place, précise Philippe Chamoret. Notre centre fabriquera le coeur en ALM. Mais pour finir la pièce, il faudra de l’usinage complémentaire, du traitement de surface, de la peinture… Des opérations conventionnelles qui seront effectuées par nos sous-traitants”.

 
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