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Implanter les éoliennes au milieu des océans : une idée pas si folle !

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Par publié le à 10h25

Implanter les éoliennes au milieu des océans : une idée pas si folle !

L'étude simule des fermes éoliennes géantes : une turbine par km2 sur des surfaces de 70 000 km2 à 2 millions de km2.

Le vent perd en vitesse en traversant des éoliennes. Cela limite l'énergie potentiellement produite par de vastes fermes. Une étude américaine révèle que le vent recouvre son énergie cinétique plus rapidement au milieu de l’océan. Notamment en Atlantique Nord. 

L’énergie éolienne est encore plus renouvelable au milieu de l’océan. Le département d’écologie de la Carnegie Institution for Science (Stanford, Etats-Unis) démontre dans une étude le potentiel de création d’énergie éolienne en pleine mer, et notamment au milieu de l’Atlantique Nord. Si l’énergie du vent est habituellement absorbée par les larges fermes éoliennes, elle se renouvèle plus rapidement dans l'océan. Même si des freins technologiques et économiques rendent difficile la production d’énergie et son transport depuis le grand large, l’étude l’identifie comme un gisement important. « Les éoliennes flottantes n’en sont qu’à leurs balbutiements, indique Anna Possner, première auteur de l’étude. Leur utilisation au large ne sera peut-être jamais économiquement viable, mais cela pourrait valoir la peine d’explorer le potentiel de ces environnements. »

6 Watts par mètre carré

Et pour cause, l’étude montre qu’à certains endroits de l'océan, la puissance générée au mètre carré peut atteindre plus de quatre fois celle obtenue à terre : plus de 6 W/m² contre 1,5 W/m² sur terre ou en mer proche des côtes. « Ce ratio théorique impacte réellement les fermes éoliennes aujourd’hui, assure la chercheuse. Par exemple, si l’atmosphère ne peut fournir plus de 1,5 W/m², des turbines de 8 MW utilisées à leur puissance maximale devraient être espacées de 5 km dans la direction du vent. » Car les éoliennes extraient l’énergie cinétique des vents qui perdent de la vitesse. La rotation des pâles génèrent également des turbulences.

La simulation du comportement d’immenses fermes éoliennes théoriques montre que la capacité du vent à récupérer de la vitesse entre les rangées de turbines est donc clé. « Notre étude montre que le vent récupère de la vitesse plus facilement dans certaines zones de l’océan, comme en Atlantique Nord en hiver par exemple », relève Anna Possner. La raison ? Les fréquentes dépressions qui parcourent la région. Elles mélangent efficacement les vents rapides des hauts niveaux de l’atmosphère avec ceux de la surface.

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