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iGem 2015 : l'équipe Toulouse lance les bactéries au secours des abeilles

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Par publié le à 07h31

iGem 2015 : l'équipe Toulouse lance les bactéries au secours des abeilles

L'équipe iGem Toulouse

Tout au long de l'été, la rédaction d'Industrie & Technologies vous propose de découvrir les projets des huit équipes françaises qui participent à la compétition de biologie de synthèse iGem 2015, dont la grande finale se déroulera en septembre à Boston. Découvrez aujourd'hui le projet de sauvetage des abeilles développé par l'équipe de Toulouse.

Lancé par le MIT en 2004, le concours annuel iGem dédié aux étudiants vise à promouvoir la recherche en biologie synthétique, qui consiste à concevoir des organismes vivants avec des caractéristiques indédites. Chaque année, les équipes participantes reçoivent au mois de mai le même kit de biobricks (sortes de briques de Lego vivantes). Les candidats ont ensuite tout l’été pour plancher sur leur projet. Ils devront, à la fin du mois d’août, envoyer leurs résultats et leur construction aux organisateurs du concours puis mettre à jour leur Wiki (cahier de laboratoire 2.0) avant la mi-septembre. Les 281 équipes participantes se rejoindront ensuite à Boston le 24 septembre prochain pour la grande finale.

Des bactéries qui tuent les parasites des abeilles

Le projet "ApiColi" de l’équipe iGem Toulouse consiste à créer une solution alternative à la lutte chimique contre le varroa, un acarien qui parasite les abeilles et représente leur deuxième cause de mortalité à travers le monde. L’idée de l’équipe, qui participe pour la troisème fois à la compétition, est d’empêcher les varroas de pénétrer dans la ruche. Pour cela, un réceptacle protégé par une grille est placé sous le chemin des abeilles qui entrent dans la ruche. Dans ce réceptacle se trouvera la bactérie E. Coli modifiée par les soins de l’équipe. Celle-ci produit de jour de l'acide butyrique, une molécule qui présente un pouvoir attractant pour les varroas. La nuit, elle produit de l'acide formique, une molécule toxique pour les varroas.

« Ce cycle circadien permettra d'attirer les varroas le jour, au moment où les abeilles sont les plus actives, et de les tuer la nuit avec une faible quantité d'acide formique, détaille Benoit Pons, le responsable presse de l’équipe. Alors que les traitements biologiques actuels sont basés sur l'injection dans la ruche de grandes quantités d'acide formique, qui tue une partie des abeilles et perturbe la ruche. » Les bactéries sont contenues dans un sachet semi-perméable, qui permet aux molécules de passer, mais qui confinera les bactéries dans le sachet.

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