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Hello Tomorrow Conference : les innovations qu'il ne fallait pas louper

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Par publié le à 09h54

Hello Tomorrow Conference : les innovations qu'il ne fallait pas louper

La deuxième édition de la conférence Hello Tomorrow s'est déroulée jeudi et vendredi dernier à la Cité des sciences et de l'industrie. La rédaction d'Industrie & Technologies était sur place le vendredi.

Un robot Lego en Open-Source, une intelligence artificielle pour smartphone, le projet de train ultra-rapide d’Elon Musk, une expérience de réalité virtuelle pour comprendre le quotidien des schizophrènes, une flotte de drones pour lutter contre la déforestation… Retour sur les principales innovations qui ont marqué la deuxième journée de la Hello Tomorrow Conference.

Pitchs de start-up, tables rondes, démonstrations, workshops… Vendredi dernier, la Cité des sciences et de l’industrie grouillait d’innovations à l’occasion de la deuxième journée de la conférence Hello Tomorrow. Sur place, la rédaction d’Industrie & Technologies a arpenté les différentes allées pour dénicher les projets les plus prometteurs. Voici notre sélection. 

Biocarbon Engineering remporte le Hello Tomorrow Challenge

La grande finale du Hello Tomorrow Challenge a clôturé ces deux journées de conférence. C’est la start-up britannique BioCarbon Engineering qui a décroché le premier prix : une enveloppe de 100 000 euros. Imaginée par Lauren Fletcher, un ancien ingénieur de la Nasa, la jeune pousse compte replanter un milliard d’arbres par an grâce à une flotte de drones pour lutter contre la déforestation. Dans les détails, les drones sont capables de cartographier le taux de boisement des zones qu’ils survolent et de mesurer le potentiel de reforestation. Après s’être approchés du sol à une hauteur d’environ 2 à 3 mètres, les drones envoient les graines à une vitesse suffisamment importante pour qu’elles puissent pénétrer le sol. Selon Lauren Fletcher, un drone serait en mesure de planter 10 graines par minute.

Hyperloop veut "rétrécir" les villes

Dirk Ahlborn, CEO de l’entreprise Hyperloop Transportation Technologies est venu présenter le projet de transport en commun ultra-rapide imaginé par Elon Musk. L’entreprise va construire sa propre piste d’essai de 5 km en Californie, la Quai Valley, dès le premier trimestre 2016. Après une batterie de tests, celle-ci pourrait être opérationnelle au premier trimestre 2018. Toutefois, d’après Dirk Ahlborn, le premier Hyperloop grandeur nature devrait voir le jour en dehors des Etats-Unis. Pour tenir ce calendrier ambitieux, l’entreprise mise sur le Crowdsourcing : plus de 400 experts issus de 21 pays participent au projet. Une fois lancé, Hyperloop devrait permettre de « rétrécir les villes », assure cet ancien de SpaceX.

Biowatch : les veines pour sécuriser les données personnelles

Finaliste du concours Hello Tomorrow Challenge, la start-up suisse Biowatch s’est attaquée à la vulnérabilité des mots de passe et des identifiants que nous utilisons au quotidien pour accéder à une batterie de services. Développée par des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), la jeune pousse travaille sur un bracelet de montre biométrique qui vise à sécuriser l’ensemble de nos données grâce à une authentification par les veines, dont la forme est unique pour chaque individu. Pour s’en servir, l’utilisateur devra d’abord paramétrer la montre avec une application dédiée qui permet d’enregistrer la forme de ses veines et de définir avec quels appareils et quelles applications la Biowatch fonctionnera. Après cette étape, il pourra ouvrir sa voiture, accéder à son bureau, déverrouiller son smartphone ou son ordinateur en présentant son bracelet. La jeune pousse a développé un premier prototype et aurait déjà noué un partenariat avec un grand groupe de l’industrie horlogère.

Une intelligence artificielle pour smartphone

A l’occasion d’une table ronde sur l’intelligence artificielle, Rand Hindi, le fondateur de la start-up Snips, a officialisé une levée de fonds de 5,6 millions d’euros pour développer une intelligence artificielle pour les smartphones. (Lire notre article : Snips concocte une intelligence artificielle pour faire disparaître la technologie de notre quotidien)

Ethereum : veut éliminer tous les intermédiaires du web

Stephan Tual d’Ethereum a animé plusieurs Workshops lors de l’événement. Il présentait les projets de cette ambitieuse start-up fondée fin 2013 par le jeune canadien Vitalik Buterin. Comme Bitcoin, Etherum s’appuie sur la technologie de la Blockchain, une base de données décentralisée où tous les membres possèdent une copie complète de la base de données en question et dont chacun peut vérifier la validité grâce à un système de vote automatique. Toutefois, à la différence de Bitcoin, Ethereum ne se limite pas aux applications monétaires mais vise tout ce qui peut être codé, notamment les contrats qui, une fois inscrits dans la Blockchain, deviennent immuables. L’objectif est d’éliminer tous les tiers de confiance. L’été dernier, la start-up a levé plus de 18 millions de dollars auprès de particuliers pour développer cette technologie encore en phase de tests. Plusieurs grands comptes, notamment dans le secteur bancaire, auraient déjà manifesté leur intérêt pour cette technologie qui leur permettrait de se passer de nombreuses infrastructures informatiques… et donc de réduire drastiquement leurs coûts.

Instent veut personnaliser les traitements par stents

Finalistes du concours Hello Tomorrow Challenge, la start-up française Instent entend personnaliser les traitements par stents. Les stents sont des dispositifs médicaux implantés dans les artères coronaires pour les maintenir ouvertes, et éviter les crises cardiaques. L’implant du stent provoque une blessure dans l’artère et entraîne un processus de guérison. Pour éviter qu’un caillot de sang ne se forme à ce moment là, les médecins prescrivent au patient un traitement anticoagulant. Seul problème : ces derniers n’ont actuellement aucun moyen de suivre l’évolution du processus de guérison pour savoir à quel moment il est possible d’arrêter le traitement anticoagulant. La fin du traitement est donc décidée sur la base d’une série de suppositions en fonction, entre autres, de l’état de santé et de l’âge du patient. C’est ici qu’intervient la start-up Instent. Fondée en avril 2014 et issue de recherches menées à l’Ecole Polytechnique, la jeune pousse a développé des capteurs qui identifient quelles cellules recouvrent le stent pour permettre aux médecins de suivre le processus de guérison. La technologie doit être testée sur des animaux dès cet été et les essais sur l’homme sont prévus pour la fin 2017 avec une commercialisation attendue en 2019.

Epibone veut faire pousser des os sur-mesure

Invitée dans le cadre d’une table ronde intitulée Repair the body, Nina Tandon est venue présenter sa start-up Epibone. Basée à Harlem, la jeune pousse entend remédier aux problèmes de rejet des greffes osseuses, en faisant  "pousser" des os sur-mesure à partir des cellules souches des patients. Concrètement, Epibone propose de scanner l’os défectueux pour connaître sa forme exacte puis de prélever des cellules souches chez le patient à partir de cellules graisseuses. Ces cellules sont ensuite placées dans un bioréacteur dans lequel elles resteront 3 à 4 semaines pour former le tissu osseux voulu. Des essais concluants ont déjà été menés sur des cochons et les premiers essais cliniques sur les humains devraient bientôt débuter. Nina Tandon espère que sa technologie sera disponible dans les 5 à 10 années à venir.

La réalité virtuelle pour mieux comprendre la schizophrénie

Le laboratoire Janssen permettait aux visiteurs de plonger dans le quotidien des patients schizophrènes grâce à une expérience de réalité virtuelle. Après avoir enfilé un casque Oculus Rift et des écouteurs, l’utilisateur se retrouve dans la peau d’une personne schizophrène, d’abord assise dans son canapé, puis dans les transports en commun et, enfin, dans une bibliothèque. Tout au long du scenario, élaboré en partenariat avec des médecins, l’utilisateur entend des petites voix et perçoit même la sensation de paranoïa. Des symptômes très courants dans la schizophrénie. L’objectif est de développer cette approche auprès des aidants pour qu’ils comprennent mieux le quotidien de leur proche et puissent adapter leur aide en conséquence.

Un robot Lego en Open Source

Au milieu des stands, le petit robot Elfi. Réalisé à partir de briques de Lego, il a été imaginé par Mark Drobnych, un jeune ukrainien de 13 ans  finaliste du Google Science Fair 2014. Selon son créateur, Elfi sait parler (il connaît pour le moment une centaine de phrases). Il peut également interagir avec des enfants ou jouer avec des chats. Afin de doter Elfi de nouvelles fonctionnalités, Mark Drobnych a lancé le projet RobotMarket, une sorte de Google Play pour robots. Les développeurs sont ainsi invités à reproduire Elfi grâce au logiciel Core, disponible en Open Source, pour tester les nouvelles applications qu’ils souhaitent développer. 

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