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Hello Tomorrow Challenge : six start-up qui veulent changer le monde

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Par publié le à 11h20

Hello Tomorrow Challenge : six start-up qui veulent changer le monde

Bee Smart Technologies fait partie des 30 start-up finalistes du concours Hello Tomorrow Challenge.

Des drones pour lutter contre la déforestation, une bague connectée pour diagnostiquer les MST, des capteurs pour faciliter le travail des apiculteurs, un microphone optique pour l'écoute en milieux hostiles, une flotte de drones pour surveiller les sites industriels... La rédaction d'Industrie & Technologies a sélectionné six start-up particulièrement prometteuses parmi les 30 finalistes du concours Hello Tomorrow Challenge qui se déroule les 25 et 26 juin à l'occasion de la deuxième édition de la conférence Hello Tomorrow. 

Chercheurs, investisseurs, entrepreneurs, étudiants… Tous se sont donnés rendez-vous à la Cité des sciences et de l’industrie pour la deuxième édition de la Hello Tomorrow Conference, dont le coup d’envoi a été donné ce matin. Organisé par Xavier Duportet, cofondateur de la start-up Eligo Biosciences, cet événement vise à créer un pont entre deux mondes : celui de la science et celui du business.

Au menu donc, des conférences animées par des innovateurs et chercheurs de premier plan, dont David Miller, CTO de la Nasa, la directrice de Google X ou encore le PDG d’Hyperloop et le CTO de Watson. Mais aussi une compétition internationale de start-up. 30 jeunes pousses venues du monde entier ont été sélectionnées parmi 3 600 candidatures pour présenter leur technologie qui vise à révolutionner six secteurs industriels : l’alimentation et l’agriculture, les transports et la mobilité, les matériaux et la construction, la santé, l’énergie et l’environnement et enfin l’informatique et la sécurité. Sur ces 30 start-up finalistes, la rédaction d’Industrie & Technologies en a sélectionnées six. Présentation.

Archon Dronistics : des drones autonomes pour surveiller les sites industriels

Proposer un service de surveillance vidéo autonome et intelligent des sites industriels 24h/24 et 7j/7 grâce à une flotte de drones. C’est ce que compte proposer la start-up italienne Archon Dronistics, qui compte parmi ses fondateurs Davide Venturelli, un physicien ayant travaillé pour la Nasa. Equipés d’une paire de roues et d’un logiciel spécifique, les drones peuvent se poser seuls sur le sol pour rejoindre et se coller de manière autonome à des stations de rechargement. Pour optimiser les missions de surveillance, les flottes de drones sont configurées à l’aide d’algorithme d’intelligence artificielle. Les missions sont, par ailleurs, simulées et définies sur la base d’objectifs à atteindre et non selon un programme détaillé.

Phonoptics : un microphone optique pour l'écoute des milieux hostiles

Basée à Orsay, la start-up Phonoptics, fondée par Jean-Michel Malaveille et Vivien Steahle-Bouliane, a mis au point un microphone optique permettant de mesurer différents paramètres en milieux hostiles : contrôle de la température, de la pression, mesure de vibration ou encore analyse acoustique. Doté d’une seule et unique fibre optique, le microphone n’utilise aucun composant électrique et est insensible aux champs électromagnétiques, aux fortes températures et aux pressions extérieurs. Plusieurs applications sont envisagées, notamment la maintenance industrielle prédictive. La technologie développée permet, par exemple, de surveiller des moteurs et des pièces mécaniques dans l’aéronautique et la surveillance de pipelines sur de longues distances.

BioCarbon Engineering : des drones pour lutter contre la déforestation

Ancien ingénieur de la Nasa, Lauren Fletcher est à l’origine de la start-up BioCarbon Engineering. Son objectif ? Il est ambitieux : replanter un milliard d’arbres par an grâce à une flotte de drones pour lutter contre la déforestation. Dans les détails, les drones sont capables de cartographier le taux de boisement des zones qu’ils survolent et de mesurer le potentiel de reforestation. Après s’être approchés du sol à une hauteur d’environ 2 à 3 mètres, les drones envoient les graines à une vitesse suffisamment importante pour qu’elles puissent pénétrer le sol. Selon Lauren Fletcher, un drone serait en mesure de planter 10 graines par minute.

 

Hoope : une bague connectée pour diagnostiquer les MST

Développée au sein de la Singularity University, la bague intelligente Hoope vise à diagnostiquer de manière non invasive les quatre principales MST (syphilis, gonorrhée, trichomonas et chlamydia). D’après l’équipe de chercheurs à l’origine de ce projet, le diagnostic serait à la fois rapide et indolore. Concrètement, une électrode placée dans la bague envoie un petit courant électrique pour neutraliser les cellules nerveuses et faire disparaître la sensation de douleur lorsque la goutte de sang est prélevée à l’aide d’une aiguille rétractable. Pour détecter les anticorps, le dispositif s’appuie sur un système microfluidique. Les réponses biologiques sont ensuite transformées en signaux électriques par réaction électrochimique. La bague est reliée à une application mobile dédiée qui permet aux utilisateurs de consulter les résultats et une série de conseils.

Protei : un bateau Open Source pour nettoyer les océans

Encore un drone ! Le projet Protei porté par César Harada, un ingénieur franco-japonais, est un drone maritime Open Source qui permet, entre autres, l’écrémage du pétrole dans les océans. Le projet a débuté en 2010 lorsque César Harada a été contacté par le MIT alors que les côtes de Louisiane étaient touchées par une marée noire. César a ensuite pris son indépendance afin de développer le projet dans une logique d’innovation ouverte. Inspiré des déplacements du poisson, Protei est constitué de différentes coques articulées entre elles qui se tordent et se déplient au gré des vagues et qui lui permettent de changer facilement de direction. Selon nos confrères de France Info, Protei a déjà été testé à Fukushima pour mesurer la radioactivité. Le dispositif a fait l’objet d’une campagne de Crowdfunding sur la plate-forme Kickstarter qui a permis de récolter 33 795 dollars auprès de 331 contributeurs. Un prototype est actuellement commercialisé sous forme de kit pour 770 dollars et une trentaine d’unités auraient déjà été commandées.
 

Bee Smart Technologies : des capteurs pour faciliter le travail des apiculteurs

Cofondée par Sergey Petrov et Ivan Kanev, deux chercheurs bulgares, la start-up Bee Smart Technologies a développé un boîtier truffé de capteurs à placer à l’intérieur des ruches pour optimiser le travail des apiculteurs. Les capteurs permettent, en autres, de mesurer la température, le niveau d’humidité et même les vibrations sonores générées par les abeilles, comme le rapporte un article du Monde. Les données sont ensuite stockées et analysées dans le Cloud et le système déclenche une alerte pour prévenir l’apiculteur si une anomalie est détectée. La start-up a remporté le Social Impact Challenge en septembre dernier et devrait rejoindre la prochaine promotion du programme start-up Chile, organisé par le gouvernement chilien.

 

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