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Guillaume Chican joue les projectionnistes 4.0

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Publié le à 20h51

Guillaume Chican joue les projectionnistes 4.0

Projetter des images en 3D grâce à un dispositif de la taille d'une lampe de bureau : c'est ce que permet HoloLamp, né de l'imagination d'un ingénieur de 26 ans, Guillaume Chican. Le diplômé de Centrale Lille a reçu le prix "digital" des Trophées des ingénieurs du futur, décernés le 6 décembre 2016 par les rédactions d'Industrie & Technologies et l'Usine Nouvelle.

Imaginez une discrète lampe de bureau posée devant vous sur la table, mais qui, au lieu d’éclairer, projette un jeu d’échec en 3 D. Ou n’importe quel objet numérique 3 D, visible sous vos yeux sans autre équipement spécial. C’est le dispositif développé par Guillaume Chican, baptisé HoloLamp. Son objectif est de libérer la réalité augmentée – l’introduction d’images numériques dans l’environnement réel – de toutes les contraintes qui pèsent encore sur l’utilisateur. « Avec Hololamp, l’utilisateur conserve son champ de vision – pas de lunettes – , et garde les mains libres, car il n’utilise pas de tablette », souligne Guillaume Chican. L’ingénieur de Centrale Lille, diplômé en 2014, vient tout juste de créer la start-up HoloLamp qui va commercialiser ce projecteur de réalité augmentée. Un prototype sera présenté au prochain CES (Consumer Electronics Show) de Las Vegas en janvier?2017. C’est aussi au début de l’année prochaine qu’HoloLamp veut lancer une campagne de levée de fonds participative, dans le but de transformer le prototype en produit commercialisable.

 

Le créateur d’HoloLamp, fondée avec un partenaire familial qui est aussi un « serial entrepreneur », a mûri son projet depuis plusieurs années. Dès son cursus d’élève ingénieur, terminé à l’université technique de Munich, où il a approfondi ses connaissances en vision par ordinateur, en particulier sur les techniques de machine learning (apprentissage automatique). Un point clé pour le futur projecteur, car le système modifie l’objet numérique projeté en fonction de la position du visage de l’utilisateur, qu’il détecte automatiquement. Dans la même veine, l’élève ingénieur a fait son stage de fin d’études au CEA, au sein de l’équipe qui est à l’origine de Diota, une start-up spécialisée dans les applications de la réalité augmentée.

Quant à l’idée de l’HoloLamp, elle est née en observant les systèmes actuels de réalité augmentée, y compris ceux en gestation dans les laboratoires de recherche, comme celui de Microsoft Research (Beamatron), très encombrant, puisqu’il combine des projecteurs fixés au plafond et des capteurs Kinect pour détecter les mouvements. « Je sentais qu’il y avait un besoin de dispositif grand public, par exemple pour la communication entre deux personnes via leurs avatars numériques », explique Guillaume Chican. Pour son projet, il s’est trouvé un allié de poids : Sony, dont le nouveau pico projecteur laser se révèle idéal pour l’application que veut en faire HoloLamp. Le jeune ingénieur, lui, se concentre sur la partie software du système. Il a notamment développé un kit de développement de logiciels pour créer des applications compatibles avec le moteur de jeux vidéo Unity. Mais le jeu vidéo n’est pas le seul débouché de l’HoloLamp : des industriels, séduits par une démonstration, imaginent déjà de projeter les modèles numériques des pièces qu’ils conçoivent en CAO.?

Thierry Lucas

 

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