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Fredéric Rodriguez, Greenflex : « Repenser son système d’information via le Green IT »

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Par publié le à 14h38

Fredéric Rodriguez, Greenflex : « Repenser son système d’information via le Green IT »
Les deux motivations principales pour l’achat d’un parc IT sont l’architecture informatique et le prix d’acquisition, la préoccupation environnementale restant trop souvent dictée par la règlementation. Pour Frederic Rodriguez, co-président de la SSDD Greenflex, le Green IT présente aussi des avantages économiques.

 Le Green IT, est-ce juste une étiquette marketing ?

Aujourd’hui, la durée d’utilisation des équipements est sensiblement inférieure à leur durée de vie économique en vertu d’un diktat de sociétés de logiciels, qui impose un renouvellement toujours plus soutenu des machines pour répondre aux évolutions du soft. Conséquence : le volume de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) professionnels croît de 3 à 4 % par an. Rappelons ici que la fabrication d’une puce d’un gramme nécessite l’emploi d’environ 16 kg de matière première. Face à cette situation, le Green IT est avant tout une opportunité pour les entreprises de repenser leur système d’information en s’inscrivant dans une démarche ''durable''.


Comment déployer une stratégie de Green IT sur son parc informatique ?

Plusieurs stratégies sont envisageables. On peut d’abord instaurer un système de cascading : basculer vers les postes administratifs les terminaux plus anciens pour augmenter leur durée de vie. On peut également sauter des versions logiciels en conservant les existante le plus longtemps possible. Enfin, les équipements peuvent trouver une seconde vie hors de l’entreprise. Cela est réalisable moyennant un accord préalable avec le constructeur ou le distributeur pour les parcs conséquents, ou via une société de re-marketing, qui organisera la revalorisation des pièces détachées ou la réparation du matériel pour un réemploi. 

L’autre précepte d’une politique de Green IT est de minimiser la possession de matériels sans perdre en performance. Ainsi de la virtualisation des serveurs ou des postes informatiques. Une PME à forte identité informatique, spécialisée dans la CAO, peut ainsi économiser jusqu’à 15 % de la valeur totale de l’équipement en appliquant ces principes.


Où en est-on de la gestion des DEEE informatiques ?

Nous sommes dans la continuité du décret du 20 juillet 2005, élargissant la responsabilité des déchets EEE aux fabricants et non plus aux utilisateurs. Côté DEEE ménagers, les filières de récupération sont bien structurées, soutenues par des écotaxes et par des systèmes d’amendes. Les producteurs mutualisent souvent la collecte et le démantèlement grâce à des éco-organismes agréés. En revanche, côté professionnels, du fait de l’absence de filières identifiés, ce sont les constructeurs qui ont mis en place des filières individuelles de reprise. D’autre part, les brokers et des sociétés de recyclage, historiquement organisés, prennent en charge la recommercialisation et de la bonne destruction des équipements à la demande des clients.  


Jusqu’à quel point le recyclage des équipements informatiques est-il efficace ?

La grande diversité des DEEE empêche une automatisation complète des filières de démantèlement, qui intègre des processus manuels. Pour optimiser la séparation et la revalorisation avale des composants, l’enjeu majeur se situe au niveau de  l’éco-conception des EEE. Cette démarche consiste à la fois à faciliter la séparation des composants, en la prévoyant dans la construction de l’équipement, et à réduire l’utilisation de matériaux toxiques ou à fort impact environnemental.


Où en est l’écoconception ?

C’est une démarche encore embryonnaire mais les constructeurs s’y mettent peu à peu. Cette démarche, en accord évidemment, avec les directives européennes ROHS qui visent à restreindre l’utilisation de substances toxiques dans les équipements, s’inscrit également dans une logique économique : la croissance d’une demande clients ! Les retardateurs de flamme halogénés laissent la place à des substituts non halogénés, et l’utilisation de mercure ou de plomb, dans les systèmes, est en recul. Ce sont certes encore des éléments parcellaires, mais ils dénotent d’une conscience nouvelle des nécessités de l’éco-conception.


Greenflex
est une société de conseil en développement durable (SSDD) créée en 2009. Elle accompagne les entreprises pour la mise en place de solutions éco-responsables, à travers 3 métiers : le conseil en développement durable ( stratégie, audits, mise en œuvre, et reporting RSE) ; les achats responsables ; et la location/gestion d’actifs technologiques pour la démarche Green IT.

Propos recueillis par Hugo Leroux
 

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