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FIC 2016 : la pépite TrustInSoft utilise les maths pour éliminer les failles des logiciels

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Par publié le à 16h05

FIC 2016 : la pépite TrustInSoft utilise les maths pour éliminer les failles des logiciels

Issue de recherches menées au sein du CEA, la pépite TrustInSoft a décroché le prix du jury à l'occasion du FIC 2016.

Spin-off du CEA, l’entreprise TrustInSoft a mis au point un cadre technologique qui permet à différentes méthodes mathématiques de collaborer ensemble afin d'éliminer les failles d'un logiciel et de garantir sa qualité. La jeune pousse, distinguée lors de la 8e édition du FIC, réalise 50 % de son chiffre d’affaires aux Etats-Unis. Dans le domaine des véhicules autonomes et connectés, elle intéresse notamment Tesla Motors et Faraday Future. 

Airbus et EDF-Areva ont parié sur elle il y a déjà 10 ans. Issue de recherches menées au sein du CEA, la start-up TrustInSoft a mis au point une technologie qui permet de garantir mathématiquement l’absence de défaut dans un logiciel. Officiellement fondée en mai 2013, la jeune pousse vient de décrocher le Prix spécial du Jury à l’occasion de la 8e édition du Forum international de la cybersécurité (FIC 2016), qui a ouvert ses portes ce matin à Lille et qui se prolongera jusqu’à demain soir.

« C’est un véritable changement de paradigme. Grâce à notre technologie, nous sommes capables de garantir la qualité du logiciel avant qu’il ne soit testé », assure Fabrice Derepas, cofondateur et CEO de l’entreprise rencontré sur le salon. Concrètement, la start-up a mis au point un cadre technologique qui permet à différentes méthodes mathématiques de collaborer ensemble pour assurer la conformité à une spécification, l’absence de défauts et l’immunité de composants logiciels aux cyber-attaques les plus courantes. « L’idée est de choisir la méthode mathématique qui fonctionne le mieux selon le cas », ajoute Fabrice Derepas. 

Au total, trois méthodes sont utilisées par TrustinSoft : l’interprétation abstraite, le model checking et enfin la preuve déductive. La technologie permet notamment d’éliminer les risques d’attaques de type Buffer Overflow (dépassement dans la mémoire informatique), qui permettent à un hacker d’exécuter du code à distance sur la machine ciblée. Son principal avantage ? Elle permet de réduire significativement les coûts de validation de logiciels, en diminuant les temps nécessaires à cette étape. Sur certaines tâches, les délais passeraient de quelques mois, à seulement quelques jours. « C’est le cas, par exemple, pour la détection de variables partagées », précise l’entrepreneur.

Repérée par Tesla Motors et Faraday Future

La technologie de TrustInSoft fonctionne pour les logiciels développés en langages informatiques C, C++ et bientôt Java. Pourquoi ces trois langages en particulier ? « Parce que ce sont dans ces langages que toutes les couches critiques (systèmes d’exploitation, hyperviseurs, piles de communication) sont développées », explique Fabrice Derepas.

Historiquement, les secteurs ciblés par la jeune pousse sont l’aéronautique et le nucléaire. « Il y a dix ans, Airbus et EDF sont venus nous voir, lorsque nous étions encore chercheurs au CEA, pour financer le développement de notre technologie. Elle a été mise en production dès 2006 sur l’A380 », raconte Fabrice Derepas. Depuis, la jeune pousse a considérablement élargi son domaine d’intervention. Elle travaille pour l’aéronautique, le nucléaire, la défense, le spatial, les télécoms, l’IT ou encore les transports. Parmi ses clients dont le nom peut être cité : Airbus DS, Mitsubishi, Linux Foundation ou encore l’entreprise américaine Galois, spécialisée dans la défense.

La start-up vise également le domaine des véhicules connectés et autonomes. Elle avait notamment été sélectionnée l’année dernière par le programme UbiMobility pour rencontrer les principaux acteurs du secteur aux Etats-Unis. TrustinSoft est notamment en discussions avancées avec Tesla et son potentiel nouveau concurrent Faraday Future, dont le premier prototype a été dévoilé à l’occasion du dernier CES de Las Vegas.  Aujourd’hui la jeune pousse, qui compte 13 collaborateurs, assure réaliser 50 % de son chiffre d’affaires outre-Atlantique. 

Visionnez la démonstration technique de l'outil TrustInSoft Analyzer :

 

 

Juliette Raynal, à Lille.

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