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Environnement SA simplifie l’analyse de l’air

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Par publié le à 19h13

Environnement SA simplifie l’analyse de l’air

L'analyseur CPA caractérise différents types de granulométries en temps réel

Environnement SA lance une double innovation dans le contrôle de la qualité de l'air : un appareil pour analyser les particules inhalables en temps réel, et un autre pour mesurer la concentration de dioxyde d'azote (NO2) de manière directe. De quoi simplifier les mesures réglementaires d'émissions.

Double innovation du côté d’Environnement SA. La société française spécialiste des outils de mesures de la pollution atmosphérique présentait, à l'occasion du salon Pollutec 2011, deux nouveaux types d'analyseurs de la qualité de l'air. Le premier, basé sur un système entièrement optique, relève la concentration, la taille et la nature des particules inhalables. Le second relève les concentrations de protoxyde d'azote (N2O) par spectrométrie sans conversion. 

Côté mesure des particules, le CPA (Continuous Particulate Analyser) donne accès en temps réel à tous les paramètres de caractérisation des particules : taille, nature, concentration. « Jusqu’ici, une mesure aussi complète nécessitait une batterie de tests de laboratoire coûteux incluant la spectroscopie de masse, la chromatographie, etc… à partir d’échantillons prélevés in situ », explique David Wirth, ingénieur commercial chez Environnement SA. Pour résoudre ce problème, la société a développé un analyseur optique facilement transportable et travaillant en temps réel, en partenariat avec le laboratoire de physique et chimie de l'environnement et de l'espace du CNRS (LPC2E).

La technologie consiste à envoyer un signal lumineux à travers un échantillon d’air ambiant, aspiré en tête d’appareil. La réfraction du signal, mesurée par des capteurs placés sous différents angles, dénote de la nature et de la masse des particules… « A condition de multiplier les angles », précise David Wirth. « Un exemple : la réfraction à 90° donne une indication sur la nature des particules, tandis que celle à 20° nous renseigne sur leur taille. Au final, nous avons intégré pas moins de sept capteurs pour caractériser l’échantillon de manière fiable ». Avec cet appareil, Environnement SA annonce diviser le coût de l’analyse des particules par dix.

L’analyseur de N2O, baptisé AS32M, intègre quant à lui une technique de mesure de décalage de phase induit par une cavité optique (CAPS).Celle-ci relève la concentration de NO2 de manière directe. « Un atout dans les milieux où les émissions de NO2 varient rapidement, comme les infrastructures routières », précise David Wirth. La technique traditionelle d'analyse par chimiluminescence déduit la concentration de NO2 à partir des oxydes d’azote totaux (NOx). Les variations trop rapides par rapport aux cycles de mesures induisaient jusque là des erreurs de mesures.

Hugo Leroux

 
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