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Envie de piloter une start-up ? Pensez à ... la franchise !

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Par publié le à 14h36

Envie de piloter une start-up ? Pensez à ... la franchise !

Le start-up studio eFounders vient de finaliser une levée de fonds de 6 millions de dollars.

eFounders, Btwinz Ventures, Pastèque Lab et TechnoFounders ne sont pas des incubateurs mais des "start-up studios". Ce nouveau concept, dont le fonctionnement s'apparente quelque peu au système de la franchise, consiste à fabriquer des start-up à la chaîne en dénichant la bonne idée ou la bonne technologie, puis à recruter l'équipe ad hoc pour la développer. 

Alors que les incubateurs et accélérateurs de start-up bourgeonnent partout en France, une autre tendance semble se dessiner dans l’Hexagone, celle des "start-up studios" ou venture builders en anglais. Déjà bien connu en Allemagne avec la machine Rocket Internet, pilotée par les frères Samwer, le concept consiste à fabriquer à la chaîne des start-up, en dénichant la bonne idée et l’équipe ad hoc pour la développer.

Comme le système de franchise, le start-up studio apporte un certain savoir-faire, une assistance et même une marque aux yeux des potentiels investisseurs. En échange, il prend une participation (qui peut aller de 15 à 95 % selon les modèles) dans le capital des jeunes entreprises issues de ses murs. La seconde étape consiste à faire croître ces start-up le plus rapidement possible, pour ensuite se dégager du capital et se financer. Le phénomène connaît un véritable succès outre-Atlantique avec des structures comme Obvious Corp, Betaworks ou encore HVF Labs. En France, on compte pour le moment quatre "start-up studios". Voici leurs principales caractéristiques.

Le pionnier : eFounders

Créé en 2011 par Quentins Nickmans et Thibaud Elzière (cofondateur de la banque d’images Fotolia cédée plus de 800 millions de dollars à Adobe en décembre dernier), eFounders s’est fait une spécialité : fabriquer et propulser des start-up sur le marché des logiciels SaaS (Software as a service). Le start-up studio est notamment à l’origine de Mailjet, Textmaster ou encore Mention et Aircall. eFounders vient de finaliser une levée de fonds de 6 millions de dollars auprès d’Oleg Tscheltzoff, l’autre cofondateur de Fotolia. Grâce à cette augmentation de capital, le start-up studio entend « fabriquer » six autres start-up spécialisées dans les logiciels SaaS dans les 18 mois à venir.

Le spécialiste des services : B2BBtwinz Ventures

Fondé par les jumeaux Didier et Bertrand Fredenucci en 2013, le start-up studio Btwinz Ventures s’est pour sa part spécialisé dans les start-up B2B de la sphère digitale. Grâce à son premier véhicule d’investissement, Btwinz a propulsé une demi-douzaine de start-up, dont Quanta Computing, Alphalyr, Lead Innovation ou encore MaintPress. Sur son site, Btwinz précise avoir bouclé un second tour d’investissement, sans préciser le montant, pour catapulter sur le marché européen cinq start-up britanniques ou américaines.

L'expert des marketplaces : Pastèque Lab

Fondé en octobre dernier par Nicolas DabbaghianDavid MuhlbergerMaximin d’Audiffret et Benjamin Blanchard, le start-up studio Pastèque Lab a choisi de se spécialiser dans les places de marché au sens large. « Le start-up studio est un concept qui est en pleine évolution. Le modèle que nous avons choisi consiste à trouver des idées en interne et à les travailler nous-mêmes. Lorsqu’une idée est validée, nous cherchons une équipe à monter », explique Nicolas Dabbaghian. Pour recruter les équipes ad hoc, Pastèque Lab a noué un partenariat avec l’école HEC, et fonctionne aussi par le biais d’échanges informels. Pour l’heure, Pastèque Lab n’a lancé officiellement aucun projet, mais travaille sur deux pistes concrètes : une marketplace de meubles et de décoration, développée sur le modèle de Tinder concernant l’expérience utilisateur, et une marketplace dans le milieu de l’artisanat. La jeune structure espère lancer quatre projets par an, et compte se financer par une prise de capital de 15 à 20 % des start-up créées en échange d’un accompagnement et d’un financement initial de 20 à 30 000 euros.

TechnoFounders s'attaque aux technologies inexploitées

Basée sur le plateau de Saclay, TechnoFounders est la plus jeune structure. Fondée en mars dernier par Pierre et Olivier Blainvaux (encore des jumeaux), elle compte, pour sa part, s’attaquer aux technologies françaises inexploitées. Contrairement à eFounders, Btwinz Venture et Pastèque Lab, l'idée du projet de start-up n'est pas trouvée en interne mais à l'extérieur. Concrètement, après avoir identifié en accord avec le laboratoire et ses partenaires une technologie et un champ d’application, TechnoFounders va constituer une équipe et apporter les moyens financiers pour créer une start-up technologique qui aura 18 mois pour se faire une place sur le marché. Lors de son lancement, en mars 2015, l’équipe a officialisé une levée de fonds de 500 000 euros réalisée auprès d’investisseurs privés. Elle assurait alors avoir déjà 25 projets à l’étude ou en cours de prototypage et avoir noué des partenariats avec cinq sociétés d’accélération du transfert technologique (SATT).

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