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En Ecosse, les voitures rouleront aux résidus de whisky

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Par publié le à 08h48

En Ecosse, les voitures rouleront aux résidus de whisky

C'est une première qui sera renouvelée. La jeune entreprise Celtic Renewables a fait rouler une voiture en l'alimentant uniquement avec du biobutanol produit à partir de résidus issus de la fermentation du whisky. L'entreprise d’Édimbourg prévoit également un pilote industriel de leur process pour 2018.

Dans la distillerie Tullibardine, en Écosse, les fonds de cuves vont servir à faire avancer les voitures. Deux sous-produits de la fermentation du whisky sont en effet utilisés par la start-up Celtic Renewable pour produire du butanol. Ce dernier peut ensuite être utilisé pour remplacer le diesel. Selon Martin Tangney, le président-fondateur de l'entreprise, lors de cette première expérience réussie, le moteur n'a pas eu besoin d'être modifié pour fonctionner avec le biocarburant.

« L'intérêt de cette solution, c'est la valorisation d'un déchet », note Christophe Lombard, responsable de l'intégration industriel pour Algosource, une entreprise de valorisation des micro-algues pour en faire, entre autres, des biocarburants. « Mais il ne faut pas oublier que la fermentation des sucres, qu'ils soient issus de l'agriculture ou de la récupération de déchets, comme ici, reste une réaction qui produit du CO2. » En effet, les sucres sont composés de carbones, d'hydrogènes et d'oxygènes. Leur transformation par les bons enzymes ou catalyseurs, produit des biocarburants composés de carbones et d'hydrogènes mais de très peu d'oxygènes. La réaction dégage donc des quantités importantes de CO2. « Ce sont des carburant biologique, c'est sûr, mais ce ne sont pas forcément des carburants écologiques », précise Christophe Lombard.

Pour les distilleries de whisky, cette constations n'enlève rien à l'intérêt de la valorisation d'un co-produit de la production de leur liqueur. Les deux déchets valorisés par Celtic Renewable, à savoir, le draff et le pot ale, sont produits à hauteur de 750 000 tonnes et 2 milliards de litres, rien qu'en Écosse. Le gouvernement écossais y voit également un avantage puisqu'il soutient à hauteur de 9 millions de livres (10,1 millions d'euros) un projet de démonstrateur industriel.

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