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Embarquez à bord d’un bus à hydrogène

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Par publié le à 18h03

Embarquez à bord d’un bus à hydrogène

Le bus Hymove sur le site de production d'hydrogène d'Air Products à Rotterdam.

Silencieux et écologiques, les bus à hydrogène veulent faire de l’ombre à leurs comparses tout électrique. Reste à relever deux défis principaux : celui du coût, encore prohibitif, et du poids. Nous avons eu l’occasion d’essayer l’un de ces véhicules futuristes.

Si ce n’étaient les quelques cahots de la route, on pourrait se croire à bord d’un métro automatique. En tant que passager d’un bus à hydrogène, les seuls bruits perceptibles sont un léger vrombissement, en provenance des deux roues motrices électriques, et les quelques avertissements sonores envoyés à l'attention des piétons et des véhicules voisins.

Il y a quelques jours, l’américain Air Products nous a donné l’occasion de tester l'un des véhicules prototypes de l’expérimentation Hymove, côté passager. Menée dans la province de Gueldre, en Hollande, elle a pour but de démocratiser l’usage de l’hydrogène dans le secteur des transports. Deux bus effectuent ainsi des navettes régulières dans la ville d'Arnhem, entre deux approvisionnements à une station d’hydrogène.

Dépourvu de moteur à combustion, le bus Hymove est propulsé par ses roues électriques. Electricité qui provient elle-même de la conversion de l’hydrogène par la pile à combustible installée à l’arrière du véhicule. Les différents aménagements, et notamment le réservoir du gaz comprimé aménagé sur le toit, font du bus à hydrogène un véhicule plus lourd que les bus conventionnels : celui-ci pèse 12 tonnes, contre environ 10 tonnes pour le même modèle motorisé.

Avec un plein d’hydrogène, le bus Hymove peut parcourir plus de 200 kilomètres, la pile à combustible ne consommant que 5 kilogrammes au cent kilomètres.

Le principal frein à l’essor de ces véhicules futuristes ne vient toutefois pas du poids, mais du coût de la technologie : si la conversion du premier bus a coûté 100 000 euros, la seule station de distribution d’Arnhem a demandé, elle, 900 000 euros d'investissement. Un prix qui pourrait décroître avec le déploiement de nouvelles flottes à hydrogène.

Ludovic Fery
 

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