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Ecoles d’ingénieurs : l’union fait la force

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Par publié le à 08h25

Ecoles d’ingénieurs : l’union fait la force

Co-working à l'école Polytechnique.

Les INP tiennent la tête de notre 20e classement annuel des écoles d’ingénieurs, preuve que le regroupement permet de s’imposer face aux leaders historiques et de peser dans les politiques de recherche. Une stratégie à laquelle Polytechnique n'a pas adhérée, préférant l’alliance à la fusion des grandes écoles parisiennes que suggérait en juin dernier le rapport Attali.

Gagner en visibilité, échanger sur les bonnes pratiques pédagogiques, mutualiser le concours : les présidents des INP vantent l’avantage de l’union des écoles d’ingénieurs. « En étant regroupés, on devient plus fort dans un écosystème complexe », estime Brigitte Plateau, administratrice générale de Grenoble INP. L’apparition des INP a bousculé, année après année, notre classement annuel des écoles ingénieurs, qui met en avant la place de la recherche et de l'innovation dans ces établissements. Cette année, le top 10 compte trois INP, dont deux en tête, Lorraine INP et Grenoble INP, respectivement première et deuxième.

Si la stratégie de regroupement permet de s’imposer face aux grandes écoles historiques et de peser dans la politique de recherche, elle est aussi source d’échanges entre les écoles. « Tous les mois, il y a une réunion des présidents INP, pour mener une action politique concertée », détaille Brigitte Plateau. Les échanges sont aussi l’occasion de partager les bonnes pratiques en termes de pédagogie. « Cette année, nous avons eu une journée dédiée à l’innovation pédagogique, pour étudier ce qu’on pourrait développer, des MOOCS par exemple. On s’est aussi inspiré de ce qui se faisait à Grenoble INP, en faisant venir des conseillers pédagogiques, pour aider les enseignants-chercheurs à faire évoluer leurs méthodes et mettre en place des classes inversées où les élèves participent plus », rapporte Olivier Simonin, président de Toulouse INP. En revanche, il y a peu de collaboration concernant la recherche. « Nous sommes chacun très engagés dans la politique de la recherche au niveau de la région. Nous menons une politique de site », explique Olivier Simonin.

Polytechnique : l’alliance plutôt que l’union

Faire de Polytechnique un agglomérat des écoles d’ingénieures parisiennes, qui rassemblerait CentraleSupelec, Mines ParisTech, l'Ecole des ponts ParisTech, l'Ensta ParisTech, Telecom ParisTech, l'Ensae ParisTech, AgroParisTech, l'Institut d'Optique Graduate School et l'ENS Cachan, c’était l’idée du rapport Attali, remis en juin 2015. Mais la grande réforme qu’appelait Bernard Attali n’aura pas lieu. La transformation de l’X, annoncée en décembre dernier par Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, fait table rase de certaines propositions du rapport : suppression de la solde et du classement de sortie, et fusion avec les autres écoles.

Au-delà des crispations, l’essentiel des 74 propositions du rapport ont été retenues. « Première mesure phare, la création d’un bachelor permettra à l’École polytechnique de recruter au niveau undergraduate les meilleurs étudiants internationaux, mais aussi de capter les élèves français qui seraient tentés de partir directement à l’étranger après l’obtention de leur baccalauréat », peut-on lire dans un document publié par Polytechnique. Pour soutenir la réforme, le ministère de la Défense a attribué une subvention complémentaire de 60 millions d’euros sur 5 ans, une subvention qui permettra de recruter plusieurs enseignants-chercheurs de renommée internationale et de financer les nouveaux programmes de formations.

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