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Dyson : après l’aspirateur le sèche-cheveux !

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Par publié le à 11h39

Dyson : après l’aspirateur le sèche-cheveux !

Repenser un ustensile qui a peu évolué depuis 60 ans.

Dyson décline sa technologie Air Multiplier, qui amplifie le volume d’air entrainé par un moto-ventilateur, dans un nouvel appareil domestique. Il revisite ainsi le sèche-cheveux électrique. Un investissement en R&D de 50 millions de livres sterling.

Inventé à la fin du XIXe siècle pour sécher les cheveux au moyen d’un flux d'air chaud, le sèche-cheveux fut d’abord un simple casque canalisant autour de la tête l’air chauffé par une cuisinière. Il faudra attendre de milieu des années 20 pour que Léo Trouilhet, déjà inventeur du fer à repasser électrique et fondateur de Calor, ait l’idée d’électrifier l’ustensile. Des résistances chauffent le flux d’air mis en mouvement par un ventilateur.

Le sèche-cheveux électrique était né, mais c’est Jean Mantelet, fondateur de Moulinex qui aura l’idée dans les années 50 de lui donner la forme d’une perceuse électrique pour en améliorer la prise en main et en faciliter l’usage. D’abord destiné aux professionnels, le sèche-cheveux électrique fabriqué en très grande série, va très vite coloniser les salles de bains de toutes les élégantes.

50 millions de livres sterling en R&D

Depuis plus de 60 ans et malgré un grand nombre de fabricants, le concept de l’appareil a peu évolué, il reste encombrant, bruyant et souffle souvent un air trop chaud qui risque d’abîmer le cheveu. De plus, les cheveux sont souvent aspirés par le filtre arrière de l’engin. Ce ne pouvait donc qu’être un terrain idéal pour les ingénieurs de Dyson, toujours en quête d’innovations de rupture là où on ne les attend pas.

« Les sèche-cheveux peuvent être lourds, inefficaces et faire un bruit assourdissant. En les étudiant de plus près, nous nous sommes également aperçus qu’ils pouvaient abîmer les cheveux en profondeur. J’ai donc mis les ingénieurs au défi de réellement comprendre la science capillaire, et de concevoir notre propre interprétation du sèche-cheveux, un appareil qui selon nous, viendrait résoudre ces problèmes », explique James Dyson.

La firme britannique a ainsi investi pas moins de 50 millions de livres sterling dans le développement de ce sèche-cheveux de nouvelle génération, ce qui a permis la création d’un laboratoire de pointe dédiée à la science de la structure capillaire. Les ingénieurs ont ainsi pu étudier les cheveux de la racine jusqu’à la pointe, comprendre leurs réactions et trouver les solutions pour les maintenir en bonne santé.

Ils ont testé différents concepts sur différents types de cheveux et mis au point des installations de test permettant de reproduire mécaniquement les différentes méthodes de séchage pratiquées dans le monde entier. A ce jour, 1 625 kilomètres de cheveux naturels ont été utilisés dans le cadre du développement de ce produit.

Un concept revisité

Après quatre années de recherche et de développement, puis de mise au point et d’industrialisation, qui ont mobilisé 103 ingénieurs et nécessité la réalisation de plus de 600 prototypes, est né le Dyson Supersonic qui utilise la technologie Air Multiplier brevetée par Dyson, grâce à laquelle le volume d’air aspiré par le moteur se retrouve amplifié par trois. Il fonctionne grâce moteur numérique Dyson V9, mis au point par une équipe de 15 ingénieurs dédiée à cet appareil. Il s’agit du moteur numérique Dyson, le plus petit, le plus léger et le plus avancé. Il est jusqu’à 8 fois plus rapide que ceux des sèche-cheveux traditionnels et pèse moitié moins. Grâce à sa petite taille, il peut être placé dans le manche de l’appareil. Ainsi, l’ergonomie du Dyson Supersonic est différente de celle des sèche-cheveux traditionnels dans lesquels le moteur est placé dans la tête de l’appareil. La prise en main est donc plus équilibrée.

Mais des ingénieurs acousticiens ont aussi réduit sur le bruit émis par l’appareil, en retravaillant la forme et le nombre de pales de la turbine du moteur sans faire de compromis sur la performance. La turbine, composée de 13 lames, au lieu des 11 habituelles, permet de repousser certaines tonalités du moteur à des fréquences inaudibles par l’oreille humaine. De même, le parcours du flux d’air dans l’appareil a été optimisé pour réduire les turbulences, tandis qu’un support isolant en caoutchouc évite la transmission des vibrations entre le moteur et le corps de l’appareil afin de réduire le bruit. Trois vitesses de souffle sont disponibles.

La température de l’air est aussi rigoureusement contrôlée pour ne pas altérer le cheveu. Un système comportant une thermistance à bille de verre contrôle 20 fois par seconde la température, qui est régulée par un microprocesseur ajustant la puissance de l’élément chauffant. Quatre niveaux de températures et une touche air froid sont proposés.

La tête, inclinée à 20° par rapport au manche pour permettre une meilleure prise en main et un séchage plus précis, est dotée de plusieurs embouts aimantés protégés par 16 brevets en cours de validation. Faciles à mettre en place et à ajuster, ils permettent un coiffage encore plus précis. Au total, plus de 100 brevets ont été déposés ou sont en cours de validation autour de ce concept de sèche-cheveux.

Et ça, c’est nouveau !

Jean-François Prevéraud

Pour en savoir plus : http://www.dyson.fr/haircare/supersonic.aspx

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