Veille technologique

pour les professionnels de l’industrie
S’abonner

S’inscrire à l’hebdo de la techno :

Rechercher sur Industrie & Technologies

Facebook Twitter Google + Linkedin Email
×

Deux ans de retard supplémentaires pour l’EPR de Flamanville

| | | | | | |

Par publié le à 15h50

Deux ans de retard supplémentaires pour l’EPR de Flamanville

Le chantier EPR de Flamanville 3 en janvier 2011

EDF a annoncé mercredi 20 juillet un délai supplémentaire de deux ans sur la construction de l’EPR de Flamanville, initialement prévue pour 2014. Un contretemps de plus qui confirme les difficultés de l’énergéticien dans l’organisation de ce chantier d’ampleur.

L’EPR de Flamanville (50) ne livrera ses premiers kWh qu’en 2016. EDF vient de confirmer un retard de deux ans sur la livraison de son réacteur de quatrième génération. C’est un coup dur pour le futur fleuron de la filière nucléaire française et ses quelque 1650 MW de production, qui en feront le réacteur le plus puissant au monde. Après les déconvenues accusées par l’EPR en Finlande, ce report pourrait bien refréner l’enthousiasme des futurs clients.

Un chantier plus complexe que prévu

Pour EDF, qui évoque des raisons « tant structurelles que conjoncturelles », l’organisation de ce chantier ambitieux s’annonce plus complexe que prévue. Et pour cause : Flamanville n’est pas seulement le premier EPR construit en France, mais surtout la première centrale nucléaire construite en France depuis 15 ans. En termes de maîtrise industrielle, EDF a dû revoir son appréciation de l'ampleur des travaux à mener, notamment en matière de génie civil (ferraillage, quantité de platine nettement supérieure à l'estimation initiale, etc.). Deux accidents graves impliquant des ouvriers avaient déjà ralenti le chantier au premier semestre 2011.

Face à ces défis, EDF affirme travailler à la mise en place d’une nouvelle organisation avec ses partenaires. Des mesures qui incluront la définition d'un nouveau calendrier industriel, des comptes-rendus publics périodiques sur l’avancement du projet, l'instauration de nouvelles pratiques dans le pilotage et la conduite du chantier ou encore le renforcement des règles de sûreté des interventions.

Vitrine de la filière française

« Nous sommes confrontés à des exigences exceptionnelles sur ce grand chantier et nous avons dû reconstituer un tissu industriel adapté nous permettant de mener ce projet ambitieux. C'est ce qui nous conduit à instaurer dès aujourd'hui une nouvelle organisation du chantier » ont indiqué Hervé Machenaud, Directeur Exécutif Groupe en charge de la Production et de l'Ingénierie d'EDF et Philippe Bonnave, Directeur général délégué de Bouygues Construction.

L’EPR représente un enjeu commercial considérable et une vitrine du savoir-faire de la filière nucléaire française. D’une puissance inégalée, l’EPR se réclame également d’une conception plus sûre que les réacteurs de troisième génération. Il présentera notamment une double coque « à l’épreuve de l’impact d’un avion de chasse », selon son co-concepteur Areva, ainsi qu’une redondance accrue des systèmes de refroidissement et de sécurité.

Hugo Leroux

Abonnez-vous et accédez à l’intégralité de la veille technologique

Commentaires

Réagissez à cet article

* Informations obligatoires

erreur

erreur

erreur