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Des centrales nucléaires flottantes chinoises pour 2020

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Par publié le à 11h43

Des centrales nucléaires flottantes chinoises pour 2020

Des « centrales nucléaires flottantes » vont être construites en Chine, a indiqué mercredi le gouvernement chinois. La construction de ces centrales prend place dans le cadre de la volonté de la Chine de doubler d’ici 2020 la capacité du parc nucléaire chinois.

Deux projets concurrents de centrales nucléaires flottantes sont développés par CGN (China General Nuclear) et CNNC (China National Nuclear Corporation), deux géants du nucléaire chinois. Le réacteur porté par CGN prend le nom d’ACPR 50S. Embarqué à l’intérieur d’un navire, il aurait une puissance de 200 MW. CGN veut terminer sa construction d’ici quatre ans. Le réacteur nucléaire de CNNC, ACP100S, d’une puissance de 450 MW et également embarqué à l’intérieur d’un navire, devrait quant à lui être opérationnel pour 2019.

Selon les entreprises, ces navires équipés de petits réacteurs sont conçus pour alimenter en électricité les plateformes de forage gazières et pétrolières, mais aussi des îles et zones côtières, en fournissant, par exemple, l’énergie nécessaire à des opérations de désalinisation de l’eau.

CGN et CNNC travaillent tous le deux avec la société de construction navale CSIC (China Ship building Industry Corp) pour la construction de ces navires/centrales à propulsion nucléaire. En 2014, la CSIC a créé un Centre national de recherche, baptisé 719, pour développer des plates-formes technologiques dans ce domaine.

A gauche, vue d'artiste de la centrale nucléaire flottante de CGN; à droite, vue d'artiste de la centrale nucléaire flottante de CNNC.

Un navire/centrale russe doit être lancé en octobre 2016

Il ne s’agit pas du premier projet de centrale nucléaire flottante mobile. D’une part, les sous-marins nucléaires embarquent déjà des réacteurs nucléaires en mer, mais ceux-ci ne servent qu’à la propulsion et à l’alimentation électrique du sous-marin. D’autre part, la Russie est déjà en engagée dans la construction de sa propre centrale nucléaire flottante, dont le lancement est officiellement prévu pour octobre 2016 dans les régions Nord-Est du pays, qui souffrent d’un manque d’énergie récurrent (Sibérie orientale). Le gouvernement russe cherche surtout à développer ses territoires arctiques, censés contenir d’immenses réserves inexploitées de ressources naturelles, dont des réserves de pétrole. Il cherche donc à optimiser l’approvisionnement électrique des principales villes et différents sites miniers de ces régions reculées, exclusivement alimentées par des générateurs diesel, très coûteux et polluants.

Le navire/centrale Akademic Lomonosov sera ainsi équipé de deux réacteurs KLT-40 de propulsion navale et pourra ainsi fournir jusqu’à 70 MW d’électricité et 300 MW de chaleur, soit une puissance suffisante pour répondre aux besoins d’environ 200.000 habitants. Il offre aussi la possibilité d’être employé comme usine de dessalement produisant 240.000 mètres cubes d’eau douce par jour.

Le navire/centrale russe servira notamment à approvisionner en électricité et chaleur des plateformes pétrolières russes.

Aux Etats-Unis : des centrales nucléaires flottantes au large

Enfin, ces centrales nucléaires embarquées dans des bateaux sont à bien différencier des centrales nucléaires flottantes développées aux Etats-Unis, placées au large de la même manière qu’une plateforme pétrolière, mais non pas sur un navire mobile. La France a également planché pendant de nombreuses années sur une technologie de réacteur en mer, cette fois-ci placé au niveau des fonds marins : le projet Flex Blue, porté par DCNS, qui tarde à se concrétiser.

La propulsion nucléaire navale de petite puissance fait partie du 13è plan quinquennal 2016-2020 chinois. La Chine a également réaffirmé mercredi ses objectifs de développement nucléaire. Actuellement dotée de 30 réacteurs, pour une puissance totale de 28,3 MW, la Chine veut atteindre une capacité totale de 58 GW d’ici 2020.

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