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Des cellules souches végétales pour rajeunir la peau

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Par publié le à 10h35

Des cellules souches végétales pour rajeunir la peau

Clones de cellules souches végétales.

Sur le site de R&D de Nestlé à Tours, l’Oréal prépare des formules cosmétiques peu communes à base de cellules souches végétales. Visite guidée du laboratoire à l’usine de bioproduction voisine Chimex.

Des roses qui adoptent une couleur prédéterminée, du riz qui produit de la vitamine A, des anticancéreux cultivés en bioréacteur… Les biotechnologies végétales peuvent rendre de nombreux services à l’homme… y compris cosmétiques !

L’Oréal y travaille. Dans ses laboratoires de Tours, l’expert français des produits de beauté maîtrise deux types de savoir-faire sur les cellules souches végétales : d’une part, la préparation de clones à partir de spécimens végétaux et, d’autre part, à partir des mêmes clones, le retour au stade de plante adulte.

Les lignées cellulaires passent ensuite par une phase d’optimisation. Dans différents bioréacteurs, plusieurs paramètres (pH, température, agitation, teneur en oxygène dissous) sont manipulés pour obtenir le meilleur rendement possible. Celui-ci ne s’évalue pas en termes de quantité d’un composé produit, mais de quantité de biomasse obtenue. Autrement dit, ce sont les cellules souches elles-mêmes qui constitueront l’ingrédient actif des produits cosmétiques (crème hydratante, gommante...). Les chercheurs ont montré, sur des modèles in vitro, que les cellules dédifférenciées de rose avaient la capacité de régénérer les cellules souches humaines au niveau du derme.

60 tonnes de biomasse produites par an

Les procédés au point, l’industriel peut passer à la production de masse. Celle-ci se déroule au sein d’une unité de fermentation Chimex, voisine des laboratoires, d’une capacité de 3 000 litres. « Nous pouvons produire une soixantaine de tonnes de biomasse par an », précise Richard Martin, expert biotechnologies du groupe, « ce qui couvrirait quelques pourcents du besoin en ingrédients de L’Oréal ».

Le leader mondial des cosmétiques tire déjà 40 % de sa matière première de ressources renouvelables. La part réservée aux biotechnologies est amenée à croître, au vu de ses avantages sur la culture en plein champs : meilleure reproductibilité ; consommation d’eau réduite ; absence de pesticides, de compétition avec l’alimentation...

La première application utilisant la technologie des cellules souches végétales de l’Oréal est attendue pour le début 2012. Elle sera commercialisée sous la marque Lancôme.

Ludovic Fery

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