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Derniers réglages pour SPIRou, l'instrument de détection d'exoplanètes habitables

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Par publié le à 14h32

Derniers réglages pour SPIRou, l'instrument de détection d'exoplanètes habitables

Driss Kouach, chef du projet SPIRou, dans la salle blanche où l'instrument est actuellement en cours de tests et de validation.

Dernière ligne droite pour le nouvel instrument de Spectro Polimètre Infra Rouge (SPIRou), en cours d'intégration et de tests finaux, à Toulouse, dans les locaux de l'Irap (Institut de recherche en astrophysique et planétologie), avant son départ pour Hawaï.

Lancé officiellement en 2010, le projet SPIRou, pour SpectroPolimètre InfraRouge, franchit une nouvelle étape, avant d'être expédié à Hawaï, à l’automne prochain, pour être installé au cœur du télescope Canada-France-Hawaï, au sommet du mont Mauna Kea, où les premières campagnes d’observation seront lancées début 2018. Après les premières phases de définition et de conception, SPIRou est en effet en phase finale d'intégration et de tests au sein des installations toulousaines de l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie (Irap), une unité mixte de recherche du CNRS et de l’université Paul-Sabatier à Toulouse. Grâce à la simulation d'une étoile artificielle, l’instrument est en cours d’étalonnage.   

Un nouvel instrument d'observation et de recherche

L’objectif de SPIRou est de repousser les limites actuelles de la recherche astronomique, grâce à un instrument, dédié tout spécifiquement à la détection et à la caractérisation des exoplanètes similaires à la terre, en orbite autour des naines rouges voisines du système solaire. « SPIRou va nous aider à dénicher des systèmes planétaires voisins de notre système solaire, à affiner les recherches de biomarqueurs atmosphériques, mais aussi à améliorer nos connaissances sur la formation des étoiles et leurs systèmes planétaires», résume Jean-François Donati, directeur de recherche au CNRS et responsable scientifique de SPIRou (en photo ci-dessous).

Un défi technologique relevé à Toulouse

Un instrument particulièrement innovant, qui combine un spectropolarimètre et un vélocimètre de haute précision. Au titre des innovations : un spectrographe cryogénique refroidi à – 200° C et dont la température est ultra-stabilisée, pour assurer une observation dans l'infrarouge sans être polluée par le rayonnement thermique ambiant. « Un défi technologique pour un instrument unique au monde », insiste Jean-François Donati. Ce projet international, qui associe au sein d'un consortium des équipes de recherche scientifique, des universités, mais aussi des industriels de 6 pays (France, Suisse, Taïwan, Portugal, Brésil, Canada), mobilise un budget de 10 millions d'euros, dont 50% de financements français, avec un fort leadership toulousain, où sont basés à la fois le responsable scientifique et le chef de projet.

Des PME françaises

Du côté des industriels, une quinzaine d'entreprises sont aussi engagées dans l'aventure, dont là encore, on compte de nombreuses françaises, parmi lesquelles plusieurs PME, retenues sur des savoir-faire très spécifiques, dont Comat, à Flourens (Haute-Garonne) et ISP System, à Vic-en-Bigorre (Hautes-Pyrénées), pour des sous-ensembles de mécanique de précision, ou encore Le Verre Fluoré, à Bruz, en Ille-et-Vilaine, pour la fibre optique.  

 

 

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