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De la Smart City à la Safe City

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Par publié le à 10h38

De la Smart City à la Safe City

Comment rendre nos villes plus sûres ? Les technologies de l’information et de la communication déployées pour les villes "intelligentes" et connectées –telles que Barcelone, Rio, mexico, etc…- doivent pouvoir y contribuer. Lors du salon Milipol et dans le contexte des attentats du 13 novembre, différents industriels ont donné leur vision de la ville sûre de demain.

D’ici 2030, plus des deux tiers de la population mondiale sera constituée de citadins, comme c’est déjà le cas en Europe. D’où un besoin croissant de sécuriser les villes, auquel les technologies des Smart City pourront répondre. De la Smart City à la Safe City, il n’y a en effet qu’un pas, celui de l’interconnexion des technologies.

« La ville connectée est faite d’une part de capteurs et de logiciels et d’autre part de systèmes métiers. Chaque métier a ses propres capteurs, qui aujourd’hui s’interconnectent de manière encore trop limitée entre eux », explique Sylvie Dao, directrice commerciale et des relations extérieures à Cofely Ineo, du groupe GDF Suez. Pour aller vers la Safe City, il s’agit d’intégrer ces données entre elles.  Il ne s’agit plus de raisonner en termes de données liées à des capteurs, mais en termes d’événements, tels qu’un accident ou un embouteillage, ou un problème d’éclairage. Et pour identifier ces événements, les capteurs doivent être mutualisés, les systèmes métiers interconnectés et les données centralisées, de sorte qu’elles soient compréhensibles par tous les corps de métiers. Ainsi, le système de vidéo-protection pourrait prendre la main sur les caméras trafic.

L’intelligence artificielle pour éviter de crouler sous les données

Luc Tombal, directeur Stratégie et Développement de Marché, Division Sécurité, Morpho (Safran) donne plusieurs exemples de technologies qui pourront constituer la Safe City. En premier lieu, la vidéo-surveillance, dont de plus en plus de villes sont équipées. « Les technologies de vidéosurveillance doivent être accompagnées de systèmes plus pertinents de détection de voiture, du type de modèle, de reconnaissance faciale ou de présence humaine, de manière à ce que les forces de l’ordre ne soient pas submergées par l’information. Elles doivent pouvoir par exemple repérer une personne interdite de stade dès son approche du stade. Ces technologies sont déjà largement déployées à Boston, volontariste sur le sujet suite aux attentats de 2013. La sécurité routière doit aussi pouvoir profiter des technologies de la ville intelligente, comme la détection de comportements anormaux, tel que l’arrêt d’un véhicule sur la chaussée en dehors d’un embouteillage ». 

Pour Sébastien Giraud, directeur du Pôle de compétitivité Prides Paca, Pole Risques, les approches développées aujourd’hui doivent prendre en compte que tous les territoires n’ont pas les mêmes besoins. « Il s’agit de faire des solutions sur mesure, de haute couture en quelque sorte. Toute la difficulté est là, caractériser précisément les besoins de chaque agglomération ».

Sécuriser et anonymiser les données

Quoiqu’il en soit, ce sont les humains qui restent aux commandes, a rappelé Jean-Pierre Tual, président du groupe Confiance Numérique et Sécurité  au Pôle Systematic, et chargé des relations industrielles  à la Direction stratégie et innovation de Gemalto. Et les données acquises par la Smart City doivent pouvoir les aider à prendre des bonnes décisions avec des signaux faibles. Au même titre d’ailleurs que la sécurité des réseaux de ces systèmes : la barrière informatique est inefficace face aux cyberattaques, mais les technologies doivent permettre de repérer très vite un bug pour réagir en conséquence. Il a également rappelé l’importance de partager les données tout en les anonymisant. Comment, en effet donner accès à certaines données à certains acteurs en toute confiance ? « Nous pourrions mettre en place un tiers de confiance pour gérer la mise en commun des données », suggère Jean-Pierre Tual.

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