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Création d’une filière de l’hydrolien français

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Par publié le à 12h12

Création d’une filière de l’hydrolien français

Mise à l'eau de l'ydrolienne de DCNS sur le champs Paimpol-Bréhat

Les énergies marines renouvelables ont le vent en poupe. Après la création d’une filière autour de l’éolien off-shore, c’est au tour de l’hydrolien de bénéficier de la même démarche. La feuille de route annoncée devrait déboucher sur un appel d’offres commerciales d’ici deux ans.
 

Le Ministre chargé de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique, a profité d’une visite au siège parisien de DCNS pour rencontrer les acteurs français des énergies marines renouvelables. Dans son discours, il a indiqué la volonté du Gouvernement de faire de la France le premier pôle européen des énergies marines renouvelables, avec de nouvelles filières industrielles à forte valeur ajoutée, compétitives à l’exportation et qui pourraient à terme générer des dizaines de milliers d’emplois.

Il a rappelé les efforts faits depuis 5 ans pour développer les différentes énergies marines renouvelables exploitant le vent (éolien offshore), les courants des marées (hydrolien), l’énergie des vagues (houlomoteur) et l’énergie thermique des mers :

 

  • lancement d’un premier appel d’offres de 3 000 MW pour l’éolien offshore, dont les résultats seront annoncés au mois d’avril et dont il attend la création de 10 000 nouveaux emplois en France. Un second appel d’offres est en préparation ;

  • création de l’institut d’excellence énergies décarbonées France Energies Marines pour renforcer l’innovation (voir notre article) ;

  • financement de 5 projets technologiques pour 40 millions d’euros : deux pour l’éolien offshore flottant (WinFlo en Bretagne et VertiWind en région PACA) ; deux pour les hydroliennes (Orca et Sabella-D10), et un dans le domaine de l’énergie de la houle (S3).


 

Au total, près de 80 millions d’euros issus des Investissements d’Avenir ont été investis par l’Etat dans les énergies marines renouvelables. Et un nouvel appel à manifestation d’intérêt (AMI) sera lancé d’ici la fin de l’année pour les technologies qui en auraient besoin.

Vers une filière industrielle autour de l’hydrolien

Après s’être félicité de la création d’une première filière industrielle autour de l’éolien offshore, le ministre a souligné que toutes les conditions étaient désormais réunies pour faire émerger une deuxième filière industrielle française des énergies marines renouvelables, avec les hydroliennes sous-marines.

Il a présenté une feuille de route pour y parvenir :

 

  • d’ici la fin avril, le Ministère chargé de l’Energie publiera une demande d’information en vue d’exploiter le potentiel français du Raz Blanchard, qui constitue en Manche le deuxième gisement hydrolien d’Europe.
    Cette démarche permettra aux industriels et aux énergéticiens de proposer des solutions techniques et des schémas financiers.
    Elle s’accompagnera d’un travail des services de l’Etat pour préparer, avec l’ensemble des acteurs, la définition des zones possibles d’installation des hydroliennes.
    Les résultats de la demande d’information devront être disponibles avant fin 2012 ;

  • d’ici la fin de l’année, Réseau de Transport d’Electricité (RTE) précisera les conditions dans lesquelles les champs d’hydroliennes du Raz Blanchard pourront être raccordés au réseau national d’électricité.
    Cette mission tiendra compte de l’accord en vue de développer une interconnexion sous-marine entre l’Angleterre, l’île anglo-normande d’Alderney et la France, signé le 17 février à Paris, à l’occasion du sommet franco-britannique. Cet accord entre RTE, Alderney Renewable Energy et Transmission Capital porte précisément sur l’évacuation de l’électricité produite par les courants marins du Raz Blanchard ;

  • l’objectif est d’être ainsi en mesure de lancer avant deux ans un appel d’offres commercial du type de l’éolien offshore.

DCNS prêt à relever le défi

Un marché sur lequel DCNS se dit déjà prêt fort de son expérience avec EDF sur le champs Paimpol-Bréhat. D’ailleurs il signé la semaine dernière une convention avec le Port de Cherbourg pour se voir allouer une zone de plusieurs hectares lui permettant de créer une nouvelle implantation industrielle destinée à son activité hydrolienne (usine de production, d’assemblage et de maintenance). Une activité qui devrait démarrer en 2014 et générer à terme plusieurs centaines d’emplois.

Rappelons que DCNS a acquis l’an passé 11 % de la société OpenHydro, leader du secteur de l’hydrolien. Ensemble, les deux sociétés réalisent pour le compte d’EDF une ferme pilote de quatre hydroliennes à Paimpol-Bréhat. La première machine a été testée en mer l’autonome dernier.

Les deux partenaires escomptent produire, à partir de 2018, une centaine d’hydroliennes par an à Cherbourg. DCNS pourrait également installer des hydroliennes dans la partie britannique du Raz Blanchard. Le groupe a en effet signé, en février 2012, un protocole d’accord avec Alderney Renewable Energy (ARE), société britannique spécialisée dans l’énergie des courants de marée. Le protocole porte sur l'étude de la ressource énergétique ainsi que sur les possibilités d'exploitation des courants du Raz Blanchard autour de l'île d'Aurigny.

A travers cet accord qui s’inscrit dans le cadre de sa stratégie de croissance Championship, DCNS entend confirmer son rôle d’acteur majeur dans la création d’une filière industrielle en France dans les énergies marines renouvelables et tout particulièrement dans l’hydrolien. 

Jean-François Prevéraud
 

 
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