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COP21 : Le stockage de l'énergie électrique, une dimension incontournable de la transition énergétique

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Par publié le à 13h39

COP21 : Le stockage de l'énergie électrique, une dimension incontournable de la transition énergétique

Mardi 9 juin, le CESE a voté son avis "Le stockage de l'énergie électrique, une dimension incontournable de la transition énergétique", dans lequel il identifie les différentes technologies de stockage existantes et insiste sur les trois filières technologiques au cœur du débat : les step, batteries, et la filière hydrogène.

A l’approche de la COP 21, la 21e conférence internationale sur le climat qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a souhaité identifier les différentes technologies de stockages existantes et insister sur les trois filières technologiques majeures (STEP, batterie et filière hydrogène) avant de dresser une liste de préconisations détaillées et inédites pour créer la dynamique indispensable à la diminution des émissions de CO2.

« Aujourd’hui, il est deux fois plus cher de stocker que de consommer l’électricité du réseau, a expliqué Alain Obadia, rapporteur du projet d’avis dans le CESE, Mais les calculs sont biaisés à cause du prix du carbone très bas. Les bénéfices du stockage ne sont pas pris en compte ». D’où le besoin d’une taxe sur le carbone qu’ont appelé de leurs vœux les industriels lors du sommet Business & Climate. « Même si la maturité n’est pas atteinte pour ces technologies de stockage, a précisé Alain Obadia. Nous sommes loin de disposer des solutions, mais cela ne signifie pas que cela n’arrivera jamais ».

Hydroélectrique : continuer à investir

Parmi les trois grandes technologies de stockage de l’électricité identifiées par le CESE, seules les Step (station de transfert d’énergie par pompage, principalement les centrales hydroélectriques) sont à maturité. Elles représentent 99 % des capacités de stockage de l’électricité dans le monde. « Les steps sont un atout pour réussir la transition », selon Alain Obadia, le rapporteur du projet d’avis. D’où l’invitation du CESE a continuer à investir dans des projets de barrage. « Mais il ne faut pas négliger les deux autres filières de stockage : le stockage par batteries, et la filière hydrogène, avec sa déclinaison Power to gaz ».

Hydrogène : ne pas se laisser distancer en cas de rupture technologique

Pour cette filière hydrogène, la production par hydrolyse de l’hydrogène est l’enjeu pour qu’il reste décarbonné. Seuls 4 % de l’hydrogène est produit ainsi dans le monde. Quant à son usage, « les constructeurs automobiles français n’investissent pas dans le H2. Il faut pourtant rester présent sur la  technologie, sinon le retard sera trop important en cas de rupture technologique qui permettrait le développement plus important de cette voie, alors même que nous sommes bons dans la filière hydrogène. Des industriels français montrent la voie comme la Poste [ et sa flotte de Kangoo ZE dotées de prolongateur à hydrogène, NDLR]. Enfin, il est indispensable de soutenir les demonstrateur de Power to Gaz ».

Batteries : prévoir l'arrivée à maturité des batteries métal-air

Enfin, concernant les batteries, les sites de productions géants se situant pour l’essentiel en Asie, et compte tenu de la mutation du secteur automobile qui s’engage, l’Europe et la France doivent aussi appuyer leurs efforts. Les recherches de rupture sur les batteries métal-air pourraient notamment provoquer un saut technologique dans le domaine de la mobilité électrique. Outre le développement nécessaire des batteries pour leur déploiement, la récupération et le recyclage du lithium doivent rencontrer un modèle économique pertinent pour assurer leur rentabilité, sans quoi ils continueront à être inexistants.

Finalement, le CESE formule notamment les préconisations suivantes :

  • Appuyer et soutenir la recherche amont et aval, par ailleurs très bonne en France.
     
  • Fixer le prix des émissions de CO2 à la hauteur de leurs dégâts réels et prendre en compte l’ensemble des coûts économiques, sociaux et environnementaux de production et de distribution.
     
  • Mettre en place une politique européenne efficiente de l’énergie, qui permette aux pays européens de respecter leur engagement à diviser par quatre leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050.
     
  • Mettre en place un cadre juridique pour soutenir producteurs et utilisateurs.
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