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Concours mondial d'innovation 2030 : les lauréats de la phase 3

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Par publié le à 19h22

Concours mondial d'innovation 2030 : les lauréats de la phase 3

François Hollande a félicité les 12 lauréats de la phase 3 du concours mondial d'innovation 2030, le 22 février à Institut du cerveau et de la moelle épinière de l'hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris.

Le concours mondial d’innovation 2030, lancé en 2013 par François Hollande sur une idée d’Anne Lauvergeon, vient d’atteindre sa phase 3, celle où l’Etat va investir, via BPIFrance, au capital de douze start-up technologiques à très haut potentiel de rupture jusqu’à 20 millions d’euros.

Le concours mondial d’innovation 2030 (CMI), lancé en grande pompe fin 2013 à l’Elysée par François Hollande, n’attire plus les foules. Mais il suit son cours. Et malgré les critiques, le faible taux de candidats étrangers, le changement d’opérateur et une communication plutôt brouillonne, le président de la République lui reste fidèle. Le 22 février, il était encore présent à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière de l’hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris, pour féliciter les 12 lauréats de la phase 3 du concours, celle où l’Etat va investir, via BPIFrance, au capital des entreprises qualifiées jusqu’à 20 millions d’euros. « Cette dotation au capital va leur permettre de changer d’échelle »,  a rappelé Anne Lauvergeon, présidente de la Commission Innovation 2030, à l’origine du concours.

L’innovation santé plébiscité

Auditionnés en décembre 2016, les 12 qualifiés ont appris leur qualification fin janvier 2017. Mais ils ne savent pas encore combien l’Etat va investir à leur capital. Les discussions sont en cours. Étonnamment, aucun lauréat pour les ambitions sécurité collective, chimie du végétal, richesses marines, recyclage des métaux ou big data, du concours. En revanche, sur les douze, huit apportent des solutions de santé mais pas toute pour la médecine personnalisée (l’une des 8 ambitions). Il s’agit de Bio Serenity (vêtement connecté pour le traitement de l’épilepsie), Cardiawave (dispositif médical non invasif pour soigner la sténose aortique), Dreem (bandeau connecté améliorant le sommeil profond), Epixus (extraction rapide, précise et peu coûteuse de l'information génétique et épigénétique dans ADN), Haliodx (diagnostic personnalisé du cancer du côlon), Maât Pharma (reconstitution biologique personnalisasse de la flore intestinale), Surgivisio (système opératoire intégré 2d/3d temps réel), Wandercraft (exosquelette de jambe pour les paraplégiques). Les quatre autres étant lié au stockage de l’énergie et au numérique : Ergosup (stockage et de conversion d’électricité en hydrogène s’appuyant sur l’électrochimie du zinc.), I-Ten (micro-stockage li-ion pour circuits autonomes), Snips (intelligence artificielle pour objet connectés), Traxens (container connectés).

« Montrer que le progrès existe »

Parmi les porteurs des douze projets, deux étrangers, un Danois et un Britannique, « qui parlent parfaitement le français », a remarqué François Hollande après sa viste des stands. Il en a d'ailleurs profité pour rappeler que « si certains pays se ferment aux innovateurs étrangers, la France, elle, est prête à les accueillir ». Le président de la République a aussi tenu à rappeler que « le cœur de l’innovation n’est pas uniquement d’engendrer de l’activité et de la croissance. Ce n’est pas simplement préparer la nouvelle économie.  Elle permet aussi de montrer que le progrès existe. Qu’il est toujours possible. Qu’il a encore la possibilité de donner une destinée nouvelle à un pays, et aussi à des individus. » Avant de remercier les lauréats pour leur innovation.

Concours continue

Pour mémoire, la phase 1, organisée tous les deux ans, permet à des porteurs de projets de développement d’une technologie de rupture répondant à une des 8 ambitions pour booster l’industrie français en 2030 (aux 7 ambitions initiales a été ajouté la sécurité collective), d’obtenir jusqu’à 200000 euros de subventions. La phase 2, dite d’amorçage, dont le deuxième appel à projets vient d’être lancé, a permis de financer la création ou le développement de 35 start-up grâce à un financement allant jusqu’à 2 millions d’euros. « Depuis le lancement du CMI, nous avons reçu 2000 dossiers, auditionné 453 porteurs de projets et sélectionné 217 innovations », a comptabilisé Anne Lauvergeon.  Et certains, présents le 22 février, le confirment. C’est le concours qui leur a permis de créer l’entreprise. C’est notamment le cas de Bluefrog Robotoics, qui commercialise son robot compagnon Buddy jusqu’aux Etats-Unis, du projet Citer d’extraction de métaux lourds ou encore de Subseastem qui envoie des drones filmer à 4000 mètres sous la mer. 

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