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Chez Total, les drones détectent la présence d'hydrocarbures

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Par publié le à 08h00

Chez Total, les drones détectent la présence d'hydrocarbures

Le drone hélicoptère RESSAC de l'ONERA © crédit : ONERA

Les drones, pour quoi faire ? Total collabore avec l'Onera pour mettre au point des capteurs de détection de gaz ou des hydrocarbures, adaptés aux besoins d'exploration et de sécurité de la Major. Résultat ? Un coût dix fois moins important lors d'une expérimantation de relevés de topographie.

Très impliqué dans la recherche de nouveaux gisements d’hydrocarbures, Total s’est unit avec l’ONERA en mars 2014 pour développer de nouvelles technologies de télédétection. Le partenariat doté de 30 millions d’euros concerne l’exploration – détection de fuites ou de traces naturelles de gaz ou de pétrole - , comme la sécurité : des fuites dues à la production, voire à un accident industriel. « Nous travaillons sur l’imagerie aéroportée avec différents vecteurs, dont les drones. Pour l’instant, nous en sommes aux techniques d’acquisition : nous essayons de développer des charges utiles d’un kilogramme, » explique Dominique Dubucq, responsable projet R&D télédétection chez Total. La charge utile désigne ici le capteur porté par le drone. Réduire le poids à un kilogramme des capteurs traditionnellement utilisés est un défi technique. Les caméras infrarouges thermiques, par exemple, pour détecter le méthane, nécessitent un système de refroidissement assez lourd.

Au-dessus de 2 kilogrammes, la législation devient plus contraignante. Les caméras existantes, trop grosses, donnent en outre souvent lieu à des fausses alarmes, en raison du spectre d’absorption de l’eau proche du méthane. Quant aux satellites, un seul satellite aujourd’hui, le WorldView3 opéré par Digital Globe, permet de faire des détections dans l’infrarouge « SWIRE (Short Wave Infra Red) » à très haute résolution – submétrique – nécessaire pour les besoins de détection. Mais les images ne sont pas faciles à obtenir, témoigne Dominique Dubucq, qui précise que des essais ont aussi été fait en utilisant des avions, « mais cela pose aussi des problèmes de réglementation et coûte très cher, typiquement 300 euros/ km2. »

Les drones pourraient encore être utiles à d’autres métiers chez Total. Pour des acquisitions sismiques, CGG avait utilisé des drones pour vérifier que les capteurs posés au sol fonctionnaient correctement. Les opérateurs n’ont alors à se déplacer que pour les capteurs en dysfonctionnement. Total a aussi utilisé des drones pour inspecter des torches ou les tester en France pour des relevés de topographie. Il a conclu de cette dernière opération que le coût pourrait être 10 fois moins important avec des drones.

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