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Chez GrDF, les drones réalisent les thermographies des bâtiments

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Par publié le à 08h00

Chez GrDF, les drones réalisent les thermographies des bâtiments

Un drone réalise la thermographie d'une maison

Les drones, pour quoi faire ? GrDF les utilise pour faire des thermographies de bâtiments. Résultat ? 1800 thermographies remises à des habitants, qui peuvent les motiver pour commencer une démarche rénovation.

Depuis 2013, GrDF utilise des drones pour réaliser des thermographies de quartiers. Suite à l’appel de la collectivité de Brest Métropole pour développer les plans de rénovation énergétique, l’entreprise s’est mise à étudier la question. « Avant, nous utilisions déjà les avions pour obtenir des cartes à l’échelle d’un quartier. Mais le survol dans ce cas-là n’est qu’horizontal, on ne voit que les toits. Or la déperdition d’énergie passe à 30% par la toiture, mais le deuxième poste est la façade avec 25% de perte » explique Emmanuel Bavoux, responsable du marché de l’habitat existant. La discussion avec la collectivité bretonne entraine donc une proposition : utiliser des drones pour réaliser des thermographies pour les habitants.

« Le drone cible plus précisément le bâtiment souhaité, reprend Emmanuel Bavoux. Il survole l’ensemble à 15 mètres de distance. L’avion, lui, est à 500 mètres. Le drone peut aller juste devant la façade pour faire une photo. Cela permet même de voir les problèmes d’isolation des fenêtres, des joints défectueux, des volets mal posés... Cette solution permet d’être plus sélectif et plus précis ». Et facteur non négligeable : le drone attire le grand public. Solution attractive des plus intéressantes pour une collectivité. « C’est un outil qui fait venir les gens en masse aux réunions d'informations, ils récupèrent leur thermographie. C’est le point zéro de la démarche de rénovation. Pour les collectivités, cela répond au besoin de mobilisation des ménages. C’est important dans le cadre des 500.000 logements à rénover alors que depuis 2008 ce type de travaux sont en descente continue ».

Mais en dehors de ces avantages, les inconvénients s’avèrent lourds. Au niveau de l’organisation déjà, une campagne de drone nécessite un temps très spécifique. Il faut la réaliser au lever du jour, entre 7 et 9h, être en plein hiver et n’avoir ni brouillard ni pluie. « C’est arrivé parfois que la campagne soit reportée de jour en jour pendant une dizaine de jours. Si cela ne se fait pas dans ces conditions, les données sont inexploitables ». Autre point : les complexités administratives. Depuis 2012, la réglementation très précise interdit le survol d’êtres humains. Il faut donc un périmètre de sécurité, et des opérateurs dont du personnel communal pour surveiller l’évènement. Au préalable, de nombreuses déclarations sont aussi nécessaires.

Enfin, l’usage d’un drone coûte plus cher que la thermographie par avion. « Il y a un effet de seuil : il est plus facile de survoler un quartier supplémentaire pour quelques minutes de plus en avion. Ce dernier est mieux adapté pour une ville entière. Pour un drone, selon l’entreprise, la thermographie revient de 50 à 100 euros par maison ».

En trois ans, GrDF a mené 30 opérations. Ce qui a permis de réaliser la cartographie de 4000 logements dont 1800 ont été remis à des habitants. Cependant, le résultat des campagnes de drones ne semblent pas suffisamment intéressantes pour l’entreprise. « Nous poursuivons ces démarches car les collectivités nous demandent. Nous avons acquis une expertise dans ce domaine. Mais sans cela, nous ne poursuivrions pas » conclut le responsable de GrDF.

 

Thermographie issue d'un drone

 

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