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Ces larves mangent...du plastique!

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Par publié le à 12h24

Ces larves mangent...du plastique!

Une scientifique italienne a identifié que la chenille de la pyrale de cire Galleria mellonella était capable de dégrader du polyéthylène. Peut-être une solution à la pollution mondiale des sacs plastiques.

Dans un article paru dans Curent Biology, deux chercheurs de l’université de Cambridge Paolo Bombelli, et Christopher J. Howet, et une chercheuse  du Centre espagnol de la recherche nationale (CSIC), Federica Bertocchini, expliquent que les larves de la pyrale de cire Galleria mellonella sont capables de dégrader le polypropylène, à la base des sacs plastiques qui polluent les mers, en produisant de l’éthylène glycol, souvent utilisé comme antigel.

Selon l’article le polyéthylène (PE) et le polypropylène (PP) représentent environ 92 % de la production totale de plastique, et parmi les plus résistants, soit environ 80 millions de tonnes. Dans les 27 pays de l’Europe plus la Norvège et la Suisse, jusqu’à 38 % du plastique est mis au rebut dans les décharges, le reste étant utilisé pour le recyclage (26 %) et la récupération d’énergie (36 %) par combustion. Toutes les nouvelles solutions de destruction sont donc les bienvenues. Et ce serait le cas avec les larves de la pyrale (fausse teigne) de la cire, le Galleria mellonella, un papillon très répandu.

Dégradation rapide

Un film de PE laissé en contact direct avec des vers de cire laisse apparaître des dégradations après 40 minutes, explique l’article de Curent Biology. Si on laisse 100 vers de cire en contact avec un sac commercial en polyéthylène (PE) pendant environ 12 heures, on observe une perte de masse de 92 mg. Un phénomène qui n’est pas dû uniquement à l’action mécanique du système de mastication, mais aussi à l'action de la salive, sans doute via une enzyme. Pour le démontrer, l’homogénat du ver a été imprégné de la salive du ver et laissé en contact avec des films PE. L’analyse gravimétrique des échantillons traités a confirmé une perte de masse significative de 13 % de PE pendant 14 heures de traitement. Un taux de dégradation extrèmement rapide. Reste aux chercheurs à identifier le processus moléculaire et à déterminer comment isoler l’enzyme responsable, pour industrialiser le procédé. 

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