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BioTfueL, l’autre voie pour les biocarburants de deuxième génération

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Par publié le à 10h01

BioTfueL, l’autre voie pour les biocarburants de deuxième génération

Le torréfacteur traitera 3 tonnes de biomasse par heure.

Un consortium d'industriels et de chercheurs français veut obtenir du biogazole et du biokérosène à partir de biomasse lignocellulosique. Le but : passer du stade de démonstrateur à celui de raffinerie intégrée.

La recherche sur la deuxième génération de biocarburants se diversifie : après Futurol qui veut obtenir du bioéthanol à partir de microorganismes, voici BioTfueL, un projet de production de biogazole et de biokérosène par thermochimie. Programmé jusqu’en 2017, il représente un investissement de 112,7 millions d’euros, et regroupe six partenaires, parmi lesquels Sofiprotéol, Total, le CEA et l’IFP Energies Nouvelles. Une présentation a eu lieu le 23 novembre dernier à Paris.

Par opposition à la voie enzymatique, BioTfueL n'utilise pas de micro-organismes. Si les procédés mis en œuvre ne sont pas neufs et sont pour certains issus de la pétrochimie (torréfaction, gazéification, synthèse Fischer-Tropcsh), c'est bien la première fois qu'on cherche à les adapter à un tel volume de biomasse, puisque 3 tonnes seront traitées à l'heure. En particulier, le gazéifieur de 15 mégawatts, conçu par le sidérurgiste allemand ThyssenKrupp, a une taille qui permet d'envisager l'échelle industrielle (200 000 tonnes de carburant par an).


                


Autre différence avec le projet Futurol, le recours, à un degré variable, aux ressources fossiles (pétrole, charbon, PET coal), pour compenser les variations saisonnières de la biomasse, et assurer une continuité de fonctionnement du pilote, a indiqué le directeur du projet Jean-François Rous lors de la conférence. 

Deux sites ont été retenus pour BioTfueL : Venette (60), qui accueillera le torréfacteur, et Dunkerque (59), sur le site de l'ancienne raffinerie de Total, où sera acheminée la poudre, pour être gazéifiée en carburants. Ce ne sera pas forcément le schéma industriel retenu à termes. L'objectif est aussi de disposer de procédés suffisamment flexibles pour s'adapter à différents types de biomasse lignocellulosique (déchets agricoles et forestiers, taillis courte rotation...), et donc d'exporter le concept à l'étranger.

Le consortium vise 15 à 20 % du marché mondial des biocarburants de seconde génération, bioéthanols exclus. Sachant que ces derniers représenteront en volume, à l'horizon 2030, environ 8 % de la totalité des biocarburants. 

Ludovic Fery

Pour en savoir plus : www.ifpenergiesnouvelles.fr

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