Veille technologique

pour les professionnels de l’industrie
S’abonner

S’inscrire à l’hebdo de la techno :

Rechercher sur Industrie & Technologies

Facebook Twitter Google + Linkedin Email
×

Biotech blanches : ToulouseWhite Biotechnology engrange contrats, partenaires et start-up

| | | | | | |

Par publié le à 16h14

Biotech blanches : ToulouseWhite Biotechnology engrange contrats, partenaires et start-up

Pierre Monsan, directeur fondateur de ToulouseWhite Biotechnology

Le démonstrateur pré-industriel TWB (ToulouseWhite Biotechnology), créé à Toulouse en 2012, est en forte croissance. Son consortium s'élargit à de nouveaux partenaires et les projets de R&D se multiplient.

Accélérer le développement des biotechnologies industrielles en facilitant les échanges entre la recherche publique et l'industrie : telle est la vocation du démonstrateur pré-industriel TWB (ToulouseWhite Biotechnology). Lauréat en mars 2011 de l’appel à projets des investissements d’avenir, TWB bénéficie à ce titre d’une aide d’Etat gérée par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR). Mission accomplie ! « Depuis son lancement en 2012, TWB totalise pas moins de 79 projets accompagnés, avec au compteur, à fin 2016, la signature de 18,6 millions d'euros de contrats », se félicite Pierre Monsan, le directeur-fondateur de cette Unité Mixte de Service (UMS) gérée par l’INRA, sous la triple tutelle INRA/INSA/CNRS.

15 nouveaux contrats de R&D signés en 2016

Et la dynamique a plutôt tendance à s'accélérer, avec pas moins de 15 nouveaux contrats signés en 2016. Parmi les derniers en date : un projet de greffage enzymatique de sucre sur des molécules hydrophobes pour développer leur biodisponibilité et leur bioactivité, en partenariat avec un grand groupe pharmaceutique, ou encore la production de sucres probiotiques destinés à stimuler le microbiote intestinal, en vue de diminuer le taux de cholestérol, pour le compte d'un grand groupe anglo-américain.

8 nouveaux partenaires au consortium

Lauréat en 2011 de l’appel à projets des investissements d’Avenir, TWB est dotée de 20 millions d'euros sur 10 ans par l'ANR (Agence Nationale de la Recherche). « Mais notre modèle économique repose sur un consortium de partenaires publics-privés, avec des droits d'accès pour les industriels qui nous donnent les moyens d'investir dans nos propres projets de recherche », souligne Pierre Monsan. Huit nouveaux partenaires viennent de rejoindre ce consortium : le groupe Servier, la société belge Syngulon, la société allemande Heurisko, l'IRT BioAster (Institut de Recherche Technologique) de Lyon, les deux sociétés grenobloises Bgene et Naturamole et deux sociétés régionales, AB7 Industries et Micropep Technologies.

Le consortium se compose désormais de 53 partenaires (11 grandes entreprises, 10 PME, 16 TPE, 7 fonds d’investissement et structures de valorisation et 9 partenaires publics) qui interviennent dans secteurs aussi divers que l'agro-industrie, la chimie (matériaux et produits), les arômes, les parfums, la cosmétologie ou encore l'énergie, ou la pharmacie.

Accélérer les startups

Si TWB met régulièrement en avant ses partenariats avec des grands groupes, tels que Total, L'Oréal, Michelin, ou Solvay, il a aussi à son actif de belles aventures industrielles avec de jeunes entreprises. Citons à titre d'exemples, le développement d'un nouveau procédé industriel de culture d'amibes destinés à l'élimination des films bactériens dans les tours réfrigérées, les circuits d'eau chaude et systèmes de climatisation pour le compte de la société lyonnaise Amoeba ou la mise au point d'une nouvelle génération de bioplastiques avec Carbios, implanté au Biopôle Clermont-Limagne. TWB, qui a inauguré en 2016 de nouveaux locaux sur le parc d'activité du Canal, à Ramonville-Saint-Agne, dans la proche agglomération toulousaine, où il dispose de 1 700 m2, a également décidé d'accueillir des startups dans ses propres murs.

« Outre de nous offrir les surfaces nécessaires au développement nos moyens techniques, dont l'implantation de nouveaux équipements dédiés à la production de souches ou de cultures microbiennes automatisées, ces nouveaux locaux nous permettent d'intervenir comme un véritable accélérateur de startups », précise Pierre Monsan. Après l'arrivée en 2016 d'Enobraq (utilisation du CO2 comme matière première dans la mise au point de produits d'intérêt pour la chimie) et de Pili (développement de nouvelles familles de colorants par voie microbienne), TWB vient d'accueillir la startup MicroPep Technologies. Cette nouvelle société a pour ambition de développer des peptides qui présentent une activité biologique dans le végétale. Objectif : la mise au point de nouvelles solutions pour améliorer la croissance, le développement ou la résistance des plantes, à partir de molécules naturelles, biodégradables et de faible impact écologique.

Abonnez-vous et accédez à l’intégralité de la veille technologique

Commentaires

Réagissez à cet article

* Informations obligatoires

erreur

erreur

erreur